Carm , 1, 37 : A'unc est bibendum (début imité d'.41cée
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4. Pour cette expression, cf. Hor. Carn\ . 11, 7, '21 : Obliuioso levia Massico | Ciboria •pie. Le mot remonte à Alcée : oivu; A aU ;■/./] or,;.
DE RONSARD POÈTE LYRIQUE (Ode légère] 373
Le soin, de nostre aiseenvieus.
Que cestoit chose defifendue Au paravant de s'esjouir, Ains que la paix nous fust rendue, Et le repos pour en jouir I
La transposition, déjà remarquable en ce début, se poursuit dans les deux strophes suivantes, où Cléopàtre, ses eunuques et ses serpents font place aux Espagnols et aux Anglais alliés contre François \". Puis Ronsard se rappelle une page brillante d'une autre ode où le poète latin décrit ainsi les libations et les chants d'un festin : « Verse en hâte pour la lune nouvelle, verse pour la mi-nuil, verse, esclave, en l'honneur de l'augure Muréna ; que trois ou neuf fois s'emplissent les coupes au gré des convives. Le poète, ami des neuf Muses, absorbera dans son enthousiasme trois fois trois coupes : la Grâce, ennemie des querelles, défend d'aller au delà et ses sœurs nues se joignent à elle. Vive la folie I Pourquoi les llûtes de Berecynthe ne resonnent-elles pas?Je hais les mains oisives ; répands des roses ; que Lycus, le jaloux, entende nos folles clameurs, ainsi que la voisine si mal assortie à ce vieux'... » Et Ronsard écrit ces vers limpides qui semblent couler de source :
Puisque la pai.\ est revenue Nous embellir de son séjour.
La joie en l'obscur détenue Doit à son ranc sortir au jour.
Sus, page, en 1 honneur des trois Grâces Verse trois fois en ce pot neul", Et neuf fois en ces neuves tasses En l'honneur de.s Soeurs qui sont neuf.
Ces lis et ces roses naïves Sont épandues lentement :
Je hai les mains qui sont oisives :
Qu'on se depesche vitement.
Là donq, ami, de corde neuve Ranime ton lue endormi :
Le lue avec le vin se Ireuve Plus dous, s'il est mesié parmi.
O quel Zephire favorable Porteia ce folâtre bruit Dedans l'oreille inexorable De Madelaine qui nous fuit - ?