‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 438 sur 509 · Seiz. siècle, pp · texte numérisé non relu

Seiz. siècle, pp

ET CHANSONS DE RONSAHd 639

tilsliommes, ils éveillèrent de nombreuses ambitions poétiques, notamment, nous l'avons vu, celle de Ronsard ^. Il serait trop long d'examiner la versification de toutes les pièces lyriques, d'inspiration religieuse ou profane, qui furent composées à leur imitation de 1338 environ à 1330. Contentons-nous de rappeler le Cantique de la Vierge, le Cantique di: Sinieon, la paraphrase d'un Proverbe de Salomon et le Cantique de Moïse, écrils par Despériers sur des rythmes divers, dont un seul me semble nouveau, celui de la seconde pièce (sizains en hexasyll. fmf m m- m-) et mesurés à la lyre, sauf le Proverbe- ; les Chansons spirituelles de Marguerite de Navarre, écrites sur des rythmes très variés (dont quelques-uns sembleraient nouveaux s'ils n'étaient pas accompagnés d'un « timbre » qui indique un air et par conséquent un rythme antérieur) '', toutes mesurées à la lyre, mais la plupart avec un refrain d'un ou de plusieurs vers, adhérent à la strophe, et des rimes unisonnantes qui sentent leur vieux temps *. A la même veine biblique et chrétienne appartiennent les Chansons spirituelles de Guillaume Gueroult •', et les Cent Psalmes de David traduits par Jean Poictevin fi, toutes pièces écrites sur des rythmes variés, analogues à ceux

Page 1