y. ci-dessus, Introduction, p. xxi, note
2. Ces deux « chapitres pour le luth » sont uniquement en rimes féminines, à l'italienne. Dès 1534 avait paru dans VHecatoniphile une autre pièce de St-Gelais en terza rima, mais sans régularité strophique, la Description d'Amour, imitée d'un capitolo de Bembo.
3. Cette chanson, inspirée de Hion, eut une célébrité immense. Estienne Pasquier pensait encore à la fin du xvi^ siècle que c'était la plus belle de toutes celles de St- Gelais, quoiqu'il n'y eût pas gardé « l'ordre des masculins et féminins, qui est une grande faute aux (chansons, qui doivent passer par la mesure d'une mesme musique » {Rech. de la Fr , VII, ch. vu).
Un certain nombre de chansons de St-Gelais, telles que Puisque nouvelle affection, et Puisque vivre en servitute, ont comme les anciennes chansons et encore celles de Marg. de Navarre un refrain adhérent à la strophe par la rime : c'est ce refrain que Sibilet, après Fabri, appelle palinode, et celte rime unisonnante dans toutes les strophes qu'il appelle kyrielle lA. P., liv. H, ch. xv;.
remarquables par la diversité des rythmes '. Elles offraient, en effet, seize combinaisons strophiques différentes, dont huit nouvelles, savoir : Huitains hétérom. de 3 alexandrins, I hexasyllabe, 3 alexandrins, 1 hexasyllabe, du type aaahcccb.
Huitains héterom. de 4 octosyllabes et 4 heptasyllabes suivis, du type a b a b c d c d 2.
Huitains hùlérom. de 2 décasyllabes, 4 hexasyllabes, 2 décasyllabes, du type aabccbdd.
Huitains hétérom. de 3décasyll.,l hexasyll., 3 décasyll., 1 hexasyll., du type aaabcccb.
Septains hétérom. de 6 décasyll. et 1 hexasyll., du type a a b a a b b. Cinquains isométriques de 5 heptasyllabes an b b a. Cinquains hétérom. de 1 décasyllabe, 3 octosyllabes, 1 décasyllabe, du type a a b b a ^.
Quatrains hétérom. de 2 octosyll. et 2 hexasyll. suivis, du typen a bb^. Peletier n'avait pas mesuré ses vers à la lyre, même ceux qu'il intitulait pour la première fois Vers Lyriques; il ne s'y croyait point alors obligé, non plus que ses amis Jean Martin, déjà célèbre, Ronsard et Du Bellay, qui allaient le devenir. A l'exemple dePernette du Guillet et surtout de Jean Martin, il admettait l'alexandrin comme vers lyrique et le mélangeait à des vers plus courts s. Nulle trace des anciens genres lyriques dans son volume : ni chantroyal, ni ballade, ni rondeau, ni lai, ni virelai, ni chanson à « palinode » et rime « kyrielle » (autrement dit à refrain adhérent à la strophe par une rime). Par contre, en belle place et en majorité, les deux genres qui devaient triompher des anciens, le sonnet et l'ode profane : l'ode profane, à laquelle Ronsard travaillait depuis 1542 environ au su de Peletier et sur ses encouragements s, le sonnet, que Peletier en 1546 avait préconisé à Du Bellay ainsi que l'ode profane ''. Les Œuvres poétiques de Peletier, dont une pièce, souvent citée, contenait en germe le fameux manifeste de Du Bellay*, et qui faisaient connaître au monde littéraire les noms
1. Paris. Vascosan et Corrozet. Piivil. du V' septembre (Bibl. Nat. Rés. Ye, 1853).
2. Cette pièce peut aussi se diviser en quatrains formant syst. stroph. double.
3. Cette pièce, intitulée Des heautez et accomplissements d'un Amant, était une « responce » à celle de Ronsard. Des heautez qu'il voudrait en s' Amie, que Peletier publiait dans son recueil. Aussi y a-t-il suivi le r3'thmc que Ronsard avait adopté dans la sienne.
4. Cette pièce en rimes plates peut aussi se diviser en distiques formant système strophique double.
5. Marg. de Navarre l'admit aussi dans ses Chansons spiril. (1547) et Pontus de Tyard dans la 1^^ éd. de ses Erreurs amoureuses. '^Achevé d'imprim. 5 nov. 1549.)