‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 458 sur 509 · II. — Systèmes sirophiqnes doubles · texte numérisé non relu

II. — Systèmes sirophiqnes doubles

aeta'20isom. heplasyll. mmm-f m-m^f-'m^f- m*rmTf*f*in^f''r'iTi''.

fc 12 — — " fmfmf.!f- fifim^ f' f'in2 11,58-59.

a a' 15 — heplasyll. f ni f m m f- m'^f- m- f- f- m^ P P m'*.

fc 19 - -" fnifmmm-'ni-'fif-m3ra'rrf*f'm'ff''m-. II. 51-52.

a a 18 — oclosyll. f f m f- f- m m= P m« Tm' m'' f' f m» f' P m'.

fc 14 — heplasyll. m f m f m^ P m^ f^ m' m' P m» m' P. . . . 11,23-24.

a a 16 — oclosvll. m m m' m' f m' m' f m' m* f- f- m>' f P m^.

fc 12 — heplasyll. f m ni f m' m- P f- ra' P P m' 11,98-99.

a a 15 — heplasyll. f m ni f m- f- t- m- m- m^ m' P m' P m'.

fc 10 — — m f m f m-m-r-niT-m' 11,109-110.

a a 14 — heplasyll. f f m f- f- m m- m- P P m' f f m\

fc 8 - — mmffPm^ra-^P- 11,108-109.

1. Sur les vers blancs au xvi« siècle, cf. la Deffence (II, vu, éd. Chamard, p. 265, n. 2).

2. On ne s'étonnera pas que nous n'ayons pas fait figurer ici la chanson A ce malheur qui jour et nuit me poingl Bl. I, 436) ; nous avons dil plus haut nos raisons de croire qu'elle n'appartient pas à Ronsard (V. ci-dessus, pp. 278 et 673, note 4i

RYTHMIQI'E PES OPES

Nombre et Nombre

mesure des vers de syl! métr.

par strophe. par vers.

Agencement et genre des rimes.

Référcnoes

â ledit.

Blanchemaitl.

hexasyll.

heptasyll.

octosyll.

heplasyll.

heplasyll.

heptasj'll.

heptasyll.

heptasyll.

heptasyll.

f m f m r- m- T- m- f f ' m m- m m- f m^ f ni'. .

8 hélér

/ 2 décasyll.

' 2 heptasyll.

2 décasyll.

[ 2 heptasyll.

12 isom. heptasj'll.

, . , . , i .'! décasvU.

a et a 4 heter.J j hexasyll.

6 isom. hexasj-ll.

7 Isom

octosyll.

octosyll.

m f m f f- r- m- m- P m' f m\ fmfmPr^f'Pm-fTm-. .

ffmr^PmPPf'raM'm^.

f mfm PPm^Prm-. . .

m m m- m- f f m' m' f- m' T- n fmfmf^Pm-:pPm2. . .

mf mfPf-ip fSmM'f m-, f m f m r- m- r- m- . . . .

fmfmPnîm^fSP ra*2.

ni l' m f m- f- f- m-

aabbccdd.

ababccddeffe. .

1. Dans l'éd. Blanchemaîn la prem. épode de cette pièce présente les rîmes de ses 4 premiers vers dans l'ordre f m m f. C'est une faute d'impression pour f m f m, ainsi que le prouve l'édition ne varietur de 1587, faite sur les indications du poète lui-même (V. ma note de la Rev d'IIist. lilt. de 1902, p. 53, note 6,.

2. Nous avons divisé les huitains que donne l'édition Blancliemain en deux quatrains égaux par lerjlhnic ; 1" parce que dans l'éd. princeps de larges blancs divisent

cette pièce eu quatrain, quatrain, sizain, — quatrain, quatrain, sizain, etc.

:" parce

que chaque quatrain est entièrement indépendant de son voisin pour le sens et pour les rimes Cette pièce serait ainsi tout à fait assimilable .à une ode triadique, si elle n'était pas terminée par deux quatrains ; elle ressemble à une ode triadique qui n'aurait pas d'épode finale. — L'éd. M-L. confond toutes les strophes de cette pièce, ainsi que celles de la précédente ;\'I, 57-64;.

3. On peut croire à première vue que cette ode est irrégulière. La preuve qu'elle ne l'est pas, c'est que R ne l'a pas considérée comme telle en 1550. Ses quatre strophes sont construites sur 2 types de rythme inverses ; mais ces 2 types, au lieu d'être alternés, sont embrassés, autrement dit le premier est appliqué aux strophes extrêmes 1 et 4. et le second est appliqué aux strophes médianes 2 et 3, contrairement à ce qui se passe dans toutes les odes à système double. C'est un essai ingénieux de dissymétric double, que H. a jugé plus tard insuftisant ou trop complexe, et qu'il a supprimé eu 1584.

ET CHANSONS PB RONSAPn

Nombre

et

Nombre

mesure de;

i vers

de syll métr.

par strophe.

par vers.

heptasyll.

heptasyll.

heplasyll.

décasyll.

hexasyll.

4 isom.

décasyll. pentasyll.

octosyll .

hexasyll.

octosyll.

octosyll.

octosyll.

alexandrins

décasyll.

octosyll.

octosyll.

Agencement et genre des rimes.

Références

à ledit.

Blanchemain.

m ni f m- m- f.

ffmr^r^m II, 145.

m m f m- m- f II, 23.3.

ffm m II, 160.

mmff (CM. Ps)

ffm r-i r^ nnCM. Ps.) idéjà vu) ' II, i:i9.

f m fin.

ffm r^f^m II, 134^

ramfm-m-f V, 148 '.

f m ffm.

m m- m m m- II, 446.

fmf f m. 'CM. Ps 1

mf mmf. (CM. /'s.| 11,448.

fmff m II, 414.

m fmf.

fm fm {avec enchaînement) IV, 342.

fmf m.

m fmf (avec enchaînement) II, 378.

mf mf.

fmfm II, 286.

f mm f.

mffm 11,372'.

Restent quelques pièces qui n'oot pu entrer ai dans le tableau des systèmes simples, ni dans celui des systèmes doubles. D'abord les

1 CI. M a rot a employé ces deux variétés séparément ;il les a en outre associées comme ici ensyst double avec la variante/" f f' T' + f" "> f "'' f' f (irad. du psaume 79).

2. On trouve un double système analogue dans les Chansons spirilntlles de G. Guéroult 11548), première pièce. La seule différence, c'est que le système a de Honsard est en décasyll., taudis que celui de Guéroult est en octosyll. ; Ronsard a terminé son ode, comme l'avait fait Guéroult. par une strophe du système a.

."i. Bien que dans l'éd BL celte ode se présente sur un seul syst. strophique (série de dizains hétérom.. séparés par un large blanc), nous avons cru pouvoir le ranger parmi les pièces à système double parce que les sizains sont tout à fait indépendants des quatrains pour le rythme et les rimes, même pour le sens. — Ici R. semble avoir imité le double rythme que Marot a employé dans la traduction du psaume 33; il a seulement remplacé les vers de 5 syll par des vers de 6, et interverti l'ordre des genres des rimes dans le sizain.

4 Le texte de cette ode en 1584 rendait la strophe 4 irrégulière, ainsi que l'avantdernière Le texte ne varielur de 1587 rétablit la régularité de la stro. 4. .L'éd. Bl . donne le texte de 1584, et non celui de 1578, cette ode n'ayant pas paru avant 1584 ; mais il donne en note delà p. 373 la var. de 1587, qui est la bonne leçon.) Par coutre.

69fi HYTinilOlE PKS ODES

Dithyrambes {\'\, 311), qui sont un essai de pièce en strophes libres, affranctiies de tout rythme régulier {numeri loge soluti, disait Horace en parlant de ceux de Pindare). Puis les odelettes monostrophiques ; nous qualifionsainsitoutepiecetrescourte.de forme lyrique par hétérométrie, croisement ou embrassement de rimes, qui en principe n'est pas divisible en groupes rythmiques égaux ; elle est libre dans la mesure de ses vers, libre dans l'agencement de ses rimes, et cependant n'est point irrégulière, puisqu'elle ne comporte aucun rythme initial sur lequel elle ait à se régler. Elle n'est pas non plus assujettie à un rythme stéréotypé comme le huitain ou le dizain marotiques. lesquels rappelaient la strophe de la ballade ou le strambotto italien. C'est une strophe absolue, qui ne dépend de rien, et de qui pourrait dépendre tout un système strophique. Plusieurs appartiennent au recueil des Odes ; deux ou trois ont été mises en musique*. Elles ont donc droit à une mention dans une étude sur les rythmes lyriques de Ronsard, quoiqu'elles n'offrent guère qu'un intérêt de curiosité. Nous citerons le baiser de I, 124 (onze vers) ^ ; les odes de II, 63 (seize vers) ^ ; de II, 427 (dix-neuf vers)* ; de II, Ui (huit vers) ^ ; de II, 487 (dix vers) G ; et trois demi-chœurs de IV, 7 et 8 (quatorze, onze et douze vers) ''. On pourrait y ajouter des épigrammes imitées de ÏAnthol. grecque, des couplets pour fêtes royales, des épitaphes enfin ; mais ce sont des miettes de lyrisme qui ne méritent pas de retenir l'attention des métriciens.

l'avant-dernière strophe resta irrégulière dans l'éd. ne varietur ; pour la rendre régulière il suffit de lire le 4" vers après le 1" ; il y a eu là une faute d'impression, et la correction s'impose.

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