‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 481 sur 509 · honore · texte numérisé non relu

honore

10 Lorsque la main talonne ores la cuisse, et ore ! Le tetin pommelu, qui ne s'égale encore | A nul rubis qu'on voye. Cette variante existe déjà daus l'édition des Odes de

Tu quies rerumque hominuin[^que] sola Tu graites curas, et amara fessae Amoues menti, et refoves bentgno

Pectora somno.

Tu reddis ' mundo redimita frontem Siderum sertis, refîcisque grato Rore perfundetîs violaria, agros

Frugibus expies '-.

Da meis fmein Dea magna ' votis Et ^ quod optanius liceat potiri Ne voret trtstis penitus calenteis

Flamma medullas.

C'est to}' qui les soucis et les gennes

[mordantes Et tout le soin enclos en nos âmes ardantes

Par ton présent arraches.

C est toy qui rends la vie aux vergiers qui

^languissent,

Aux jardins la rousée, et aux cieux qui

Les idoles attaches. [noircissent

Mai, si te plaist •'', Déesse, une fin à ma

[peine

Et domte sous mes bras celle qui est

De menasses cruelles, [tant pleine ^

Afin que de ses yeux (yeux qui captif me

[tiennent) Les trop ardents flambeaux plus brûler ne [me viennent Le fond de mes mouëlles.

On voit que Ronsard en o pris à Taise avec son modèle ; qu'il a négligé totalement certains détails, ou les a remplacés par d'autres, ou les a transposés ". Mais les idées sont les mêmes, le plan a été conservé, des hémistiches et des vers entiers ont passé de la pièce latine dans la pièce française. — On peut remarquer aussi, d'après le titre et le mot ministra de la 3» strophe, qui ont été conservés en français, que Honsard avait sous les yeux le texte de 1518.

L'ODE A MACÉE ET SES SOURCES, ENTRE AUTRES LE CARMEN AD LYDIAM DU PSEUDO-GALLUS, ET LE CARMEN AD GELONI- DEM DE S MACRIN.

(Voir ci-dessus pp. 525-526.)

Le Carmen ad Liidiam a été attribué à Cornélius Gallus durant trois siècles, surtout depuis le recueil de Pomponius Cauricus (Corn. Galli Fragmenta, Venise, 1501) jusqu'au milieu du xvni"^ siècle; après cette époque, on a encore fait figurer à la fin de certaines éditions et traductions de Catulle, TibuUe et Properce réunis de prétendues œuvres de Corn. Gallus, entre autres l'ode Ad Lydiani

1 , redis

2 Syderum sertis, et arnica blando | Rore perfundis violaria, agros, | Frugibus explens

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