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5. C'est-à-dire : Mets, s'il te plaist. (On trouve Mets dès l'édition de lo55.) (). qui m'est trop pleine Cette variante existe déjà en 1Ô55.
7. Les vers 2-4 de la seconde strophe me semblent venir de ce début d'une pièce de Navagero : Xox bona. quae tacitis terras amptexa tenebris | Dalcia jmumîae furta tegis Veneris, \ Dum propero in carae amplexus et molla Hgellae | Oscula, tu nostrae sis conies una viae. — Quant aux vers 1-3 de la troisième strophe, ils rappellent l'expression (racfore manu tumidas papillas et tenerum fenuir. qui revient souvent chez Poutano.
PIÈCES JUSTIFIi^ATIVES 761
(V. par ex. la traduction de Catulle. Tibulle et Gallus par l'auteur des Soirées Helvetiennes. Paris, Delalaln. 1771, en 2 vol.).
Cependant ni Joseph Scaliger ni Pierre Pithou ne l'avaient admise dans leurs Antholorties latines. Le premier qui en contesta l'authenticité, par des considérations pliilologiques, fut Fontanini, Hist. litt. Aquileiensis (Romae, 1742), liv.I, p. 58-59. Il fut suivi par Brouckhuysen, Addenda à l'Anthol. latine de Burmann, mais non par Burmann lui-même, grand admirateur de cette pièce, qu'il appelait « delicatissimum poemaet valde elegans », sans oser toutefois lui assurer une origine précise (Antholog. lat., Amsterdam, 1759-1773). — Wernsdorff l'attribua à Valerius Caton ÇPoetae laiini minores, Altembourg, 1780-1798. Voir la Collection Lemaire). — Ale.x. Nicolas fut amené par des considérations littéraires et philologiques à adopter le sentiment de Fontanini (thèse [sur Corn. Gallus, Paris, 1851, pp. 86-911.
Nicolas a négligé d'ailleurs de mentionner les critiques très fortes adressées à la prosodie et à la métrique de cette pièce par Ferd. Naeck, Niebuhr et Voeglin et la conclusion qu'ils en tirent tous, à savoir que c'est une œuvre médiévale. (Voir Antholog. lat. de H. Mej'er, Leipzig, 1835, tome II. pp. 30-32 des Annotationes. Cette note du tome II est annoncée dans la Préface, pp. xix et xx par ces lignes : Nihil omnino est, quod huic poetae (Corn. Gallo) merito trihuatur... Epigramma Lijdia hella aevo niedio originem ira.risse demonstravit Naeckiiis). H. Meyer en a malgré tout conservé le texte au tome II de son Anthologie, p. 38, n" 989.
Enfin Alex. Riese, ayant rejeté de son Anthol. lat. (Leipzig, 1869-70) toutes les pièces qu'il pense appartenir au mojen âge, a fait subir le même sort à l'ode Lydia hella. Il la cite seulement en note de la préface du fascicule II, p. xli.
Elle a complètement disparu de l'éd. que Baehrens a donnée des Poetae minores (Leipzig, 1879-81).
Cette pièce a été imitée par plusieurs poètes du xvi^ siècle, notamment par le néo-latin Salmon Macrin. et par Ronsard, qui a bien pu s'inspirer de son prédécesseur de Loudun. J'ai donc cru bon de rapprocher les trois pièces en un même tableau.
Je cite le texte du pseudo-Gallus d'après les premières éditions du xvi^ siècle que j'ai pu consulter à la Bibl. Nationale, (Venise, P. Gauricus, 1501 ; Paris, chez Jehan Petit, 1503 ; Strasbourg, chez Schurer. 1509, à la suite des poésies latines de Tiphernus, d'Octavius et de Sulpitia ; Lj'on, chez Barth. Trot, 1518, à la suite des poésies de Catulle, de Tibulle, de Properce et de Corn Gallus). J'ai seulement rectifié la ponctuation très défectueuse, et supprimé les initiales majuscules inutiles.
Je cite le texte de .Salmon Macrin d'après l'édition princeps des quatre livres des Carmina (Parisiis, apiid Simonem Colinaeuni, 1530, lib. II, £f. 28 et 29). Cette ode Ad Gelonideni ne faisant pas partie du Carminiim lihellus publié chez le même éditeur en 1528, je date sa composition de 1529 ou des premiers mois de 1530.
Je cite enfin le texte de Ronsard d'après l'édition prineeps des Quatre premiers livres des Odes (Paris, chez G. Cavellat, 1550), liv. II. En notes je donne les variantes, déjà très importantes, de la 3" édition des Quatre premiers livres des Odes (Paris, V'^ Maurice de La Porte, 1555), liv. II, f" 41, r".
Pour la clarté du commentaire j'ai numéroté les hendécasyllabes de S. Macrin et les strophes de Ronsard.
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