LE BOCAGE
1. — A SON Luc. Si autrefois sous l'ombre de Gatine (II, 394 — VI, 57). 2- — A Cassandre. Si cet enfant qui erre ill, 463. — VI, 115 .
3. — D'un rossignol abusé. £;! Mai, lors que les rii'iercs (II, 466. — VI, 118).
4. — A Gasi'ah d'Auvergne. Soion constants, et ne prenon soiui (II, 398. —
5. — A LUI mesme. Que tardes-tu, t>eu que les Muses (II 469. — VI, 122 .
6 — Chant de eolie a Bacchus. Délaisse les peuples vaincus (II, 470 — VI, 123).
7. — A Gaspar d'Auvergne. Puis que la mort ne doit tarder [II, WO — VI, 64).
8. — A Dieu pour la eamine 0 Dieu des e.rercites (II, 451. ~ VI, 102).
9. — A Cassandre. Le printcns vient, naissez fleurettes (II, 453. — VI, 104'. 10 — Contre LA jeunesse Françoise corrompue. Espérons nous l Italie eslre
prise (II, 454. —VI, 106).
11. — A Jaques Peletier du Mans, des beautés qu'il voudroit en s'amie.
Quand je serai si heuieus de choisir (II, 402. — VI, 66) '.
12. — A UN SIEN AMI i-AscHÉ DE SUIVRE LA CouRT. Ami, l'ami des Muses (II,
13. — A SON RETOUR DE Gascongne, voiant DE LOIN Paris. Dcus , ct t rois fois,
heureus ce mien regard (II, 456. — VI, 107) '.
1. Le vers est Taux j)ar rnbsciu-e du mol grand jusqu'à l'édition de l.^GT.
2. Après ce lilre on lit celte iudic.ilion : divisé en trois poses
3. Ce titre correspondait dans l'esprit de Honsard à celui de Siluae, que Stace donna à ses poésies mêlées. C'est Laurent de Médicis qui avait ressuscité le genre dans ses Selue, H qu'il apijelle ainsi parce qu'elles sont comme une forêt où ei-re sa fantaisie à l'aventure » l*h Monnier, Quattrocento, t. II, 334). Alamanni avait également publié un recueil intitulé Sih>e.
Ce 1" liocage ne doit être confondu ni avec le Bocage de 1554, ni avec le Bocage royat de 1581, dont le contenu est fort dilYérent ; il n'y a même aucun rapport, ni pour le fond ni pour la forme, entre les pièces du Bocage royal et celles des deux premiers ISocayes. Cf lieinie d llist. till., 1903, p 25(5.
4 Ces! l'ode dont nous avons pai'lé plus haut, qui fut la première publiée.
5. Kn tête de ce l**"" tiocaye, Honsard avait placé l'/lca/i/e/i/réc du Hoi Tresvrestien à Paris, l'an tj^9. déjà parue l'année précédente ; ce n'est pas en qualité d'ode, même
DE L'tEUVRE LYRIQUE DE RONSARD 35
Comme il arrive quand iin poète se décide à publier son premier recueil, Ronsard n'a pas rangé ces 107 odes suivant l'ordre chronologique. Il a obéi, en les classant, à des raisons de convenance et surtout à des considérations artistiques : c'est ainsi qu'il a groupé en tête les odes pindariques, qui ne marquèrent pas ses débuts, et réservé pour la fin de son volume une série de pièces imparfaites dont quelquesunes furent composées les premières. A nous de rechercher dans ce nombre les vestiges de sa marche initiale et de découvrir les diverses étapes de son premier voyage au Parnasse.
Est-il possible de distinguer les plus anciennes odes composées par Ronsard, celles qu'il montra à J. Peletier lors de l'entrevue du Mans? Deux textes rapprochés l'un de l'autre vont nous y aider. Peletier, nous l'avons vu, dit en parlant d'elles : « De ce tans là il ne les fit pas mesurées à la Lire ' » . Ronsard de son côté explique à ses lecteurs, dans le premier des trois avertissements qui servaient de préface aux Odes, pourquoi il a relégué ;\ la fin de son recueil celle qu'il adresse à Peletier et qui avait déjà paru en 1347 : « 11 est certain que telle Ode est imparfaite,pourn'estremesurée, ne propre à lalire, ainsi que l'Ode le requiert, comme sont encores douze, ou treze, que j'ai mises en mon Bocage, sous autre nom que d'Odes, pour cette même raison, servans de témoignage par ce vice à leur antiquité - ». Il faut donc les chercher dans le Bocage de liJoO, dont nous venons de rappeler le contenu.
Toutes les odes qu'on y trouve sont en effet irrégulières, les unes (2, 3 et 8) parce que, isométriques à rimes suivies, elles ne conservent pas d'un bout à l'autre l'ordre et le genre des rimes adoptés dans les quatre premiers vers ; les autres (5, 6,7, 9, 10, 11,12, 13) parce que composées d'un système slrophique simple à rimes croisées, elles ne se déroulent pas du début jusqu'à la fin sur le modèle de la strophe initiale, en ce qui concerne l'ordre des rimes de même genre ; d'autres encore (1 et 4) parce que, composées de deux systèmes strophiques alternants, elles
d'ode irrêgulière, que cette pièce en décasyllabes à rimes suivies se trouvnit l;"i, mais comme une sorte d'épitre liminaire au roi, dont elle contient les louanges. La meilleure preuve que Ronsard n'insérait à cette place VAuantentrée qu'à titre de préface nu roi, c'est que, contrairement à ce qu'avance L. Froger [np. cit., p. 17), il ne réimprimait pas dans ce Bocaf/c VHyiune de France, qui était poiu-laiit identique à VAuantentrée par la nature et l'irrégularité du rythme, mais ne pouvait pas remplir le même oflice.