‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 79 sur 509 · Pour cette intervention, v. ci-après, chap. ii · texte numérisé non relu

Pour cette intervention, v. ci-après, chap. ii

DE l'oEIVRE lyrique DE RONSARD 68

Qui soulolent comme pourceaus Souiller k- clair des ru ijsseaus ' .

Du Bellay avait déjà, dans son premier recueil, vanté ce « docte » compatriote, dont la protection pouvait lui être si utile - ; et il devait le vanter encore, sans doute par gratitude, dans les deux recueils qui suivirent ^. Même note pour mêmes motifs (le doute ici n'est plus permis) non seulement dans l'ode pindarique où Ronsard le remercie d'avoir loué ses vers en présence « de la sage Marguerite » ', mais encore dans une ode horatienne, écrite également vers août-septembre 154!>, où il le compte parmi les plus brillants vainqueurs du « vilain monstre Ignorance » =. Bouju était probablement alors son seul avocat près des grands, car les Odes de looO ne contiennent pas la moindre allusion à d'autres protecteurs intermédiaires o. Ronsard avait donc tout intérêt à conserver ses bonnes grâces, et ainsi s'expliquent les éloges ditliyrambiques adressés par lui à cet illustre inconnu ''.

On peut placer également dans la seconde moitié de 1549, de préférence vers la lin, la composition de l'ode Ait Seijneur de Carnaval'>t, et de son supplément, l'ode 7 du livre I. En elfel, le poète, mettant audessus de tous les biens le bonheur d'être Immortalisé par ses vers, semble désormais sûr de lui et de son succès. Il veut, dit-il, « verser au

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