‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 95 sur 509 · Bl., VI · texte numérisé non relu

Bl., VI

3. L'ouvrage de Fr. Blanchard sur les Présidents à mortier du Parlement de Paris, auquel j'emprunte ce détail (1647, pp. 209-212), ne donne pas la date de cette mort ; mais on peut la fixer entre la publication de l'ode de Ronsard à Ligneri (sept. 1552) qui n'eu dit rien, et la composition d'une élégie qui y fait allusion ; c'est l'élégie sur la mort d'A. Chasleigner, leur ami commun, tué au siège de Thérouaue en juin 1553 cf. Bl., Nil, 206). D'ailleurs Chastciguer lui-même avait écrit une ode à Ronsard Sur

ta mort de Liyneris A. Du Chesnc, llist. généal. des Chasleigners, /oc. cit.). — La famille de Ligneri (De Ligaeris, Deligneris ou Desligneris) appartenait à la vieille noblesse de la I3eauce. Le Président Jacques de Ligneri habitait à Paris l'Hôtel dit de Carnavalet ilJict. de Biogr. générale, art. " Carnavalet »).

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si Denisot n'est pas l'auteur de ceux de Ronsard et de sa maîtresse, gravés en tête des.4?7ioMrs de septembre 1532, comme il est l'auteur du sonnet Sur la couronne de mijrthede Ronsard ', qui termine ce recueil? Rien de plus vraisemblable, car on connaît quelques portraits dessinés par lui vers cette époque-là, entre autres celui de la Marguerite d'O. deMagny2;et, d'ailleurs, Denisot fit le portrait demandé par Ronsard, s'il faut en croire deux sonnets publiés précisément dans la 1" édition des Amours^. On peut donc supposer raisonnablement que l'ode à Denisot est de 1551 ; mettons du début de 1332 au plus tard, car il dut s'écouler un certain temps entre le jour où le désir fut exprimé et celui où il se trouva réalisé, sans parler de la gravure du portrait.

Telle est la composition primitive du Cinquiesme livre des Odes. Dans un sonnet-épilogue .4 son livre, Ronsard faisait l'éloge de cinq de ses ariits^, qui étaient sur le point de publier, eux aussi, un recueil de vers amoureux *. Mais ce qui donnait au sien un attrait tout particulier, c'était la présence^ S la fin du volume, de trente-deux feuillets de musique polyphonique à quatre parties •'>, que l'éditeur Ambroise de la Porte annônçail én~ces termes au lecteur : « Ayant recouvré le livre des Amours du seigneur P. de Ronsard et le Cinquiesme de ses Odes, avec aultres siens opuscules: et puis après, entendu que pour ton plaisir et entier contentement il a daigné prendre la peine de les me-

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