‹ Roquesante, 1619-1707Chapitre 14 sur 40 · GO · texte numérisé non relu

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nombre d'ofliciers qui jouyssoienl des mêmes rangs, honneurs et dignités que les autres conseillers du Parlement. »

Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur celte triste page, bien connue de l'histoire du Parlement de Provence ; mais nous ne pouvions pas cependant la passer entièrement sous silence : il était nécessaire que le lecteur jugeât dans quel milieu d'événements se trouvait notre conseiller à son entrée dans le corps.

Roquesanle prenait donc place dans la compagnie au commencement de ces derniers incidents. On sait que leur suite amena cette sorte de suspension du Parlement appelée le semestre dont l'existence a donné naissance aux événements les plus intéressants peut-être de l'histoire de ce corps durant les trois siècles de sa durée. Trop jeune et n'ayant peut-être pas l'autorité et le tempérament nécessaires pour se mettre, comme quelques-uns de ses collègues, en tête de la lutte contre les membres de la nouvelle chambre, il ne pouvait cependant pas s'en désintéresser complètement. Sa liaison avec le président de Régusse, un des chefs les plus avérés de cet antagonisme, l'entraîna à se compromettre avec lui dans une circonstance que nous mentionnerons plus loin.

L'amitié que ce président témoigna au jeune conseiller, et dont celui-ci avait le droit de se trouver honoré, est tout au long expliquée dans la page que nous allons reproduire des mémoires cités tantôt. L'éloge de Roquesante, encore si jeune, fait par un magistrat de l'importance que l'histoire de Provence a accordée au marquis de Grimaldi de Régusse, n'échappera à personne et donnera une idée du mérite et de la valeur de celui qui en était l'objet. —

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