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Voici encore coniûient s'expriment à ce sujet les délibéra lions du Parlement :
« Après avoir été vues et portées aux chambres
« deux lettres du premier président et du président d'Oppéde « sur l'avis du rétablissement de MM. Segnier, Raphélis « et de Saint-Marc, conseillers, et de Cormis, avocat- « général, a été arrêté leur faire les réponses suivantes ^^^ :
« A M. d'Oppéde à Paris, « Monsieur, vous ne pouviez nous donner une meilleure « nouvelle que celle du rétablissement de nos confrères, « aussi vous en rendons-nous nos remerciements et vous « prions d'en presser l'expédition afin de leur donner (( moyen de reprendre bientôt les fonctions de leurs charges. »
Quelques semaines après, le Parlement reçut les lettres de S. M. graciant les conseillers interdits ; les délibérations de la Cour mentionnent encore le fait et en ces termes :
« Du 5 février 1G17. M. le premier président a remis « la lettre de cachet de S. M. qu'il a reçu sur le rétablisse- « ment des sieurs de Segnier, Raphélis, Saint-Marc, con- « seillers, et l'avocat général de Cormis. Lecture faite « d'icelle, il a été arrêté qu'elle serait enregistrée.
Suit la teneur de ladite lettre de cachet d'absolution :
« De par le roy, nos amis et féaux, ayant été particu- « liéreraent informé par le sieur de Mesgrigny, conseiller
(!) D'après ses mémoires, M. d'Oppéde était à ce moment à Paris pour se jaire, malgré son jeune âge. agréer par la Cour, comme président à mortier et obtenir la fin de son interdiction.
en noslre conseil d'Etal el premier président en vostre compagnie de ce qui s'était passé en l'église métropolitaine Saint-Sauveur d'Aix, le jour du Saint-Sacrement l'année dernière, et aussi au sujet de l'emprisonnement et détention des nomn:iés Poncet, Sabas et Laville ^' pour raison de quoi, nous aurions ordonné par arrêts de notre conseil des P^'et 13 juillet 165o, que les sieurs de Saint- Marc, Segnier et Roquesante, conseillers, et de Cormis, avocat-général et autres de notre Cour de Parlement, viendraient nous rendre compte, et cependant jusqu'à ce que nous eussions ordonné autrement, leur aurions fait défense de continuer l'exercice de leurs charges et après avoir été assuré par le sieur de Mesgrigny de leur fidélité et afïection pour notre service, nous vous écrivons celle-ci par l'avis de la reine-régente, notre très honorée dame et raére, pour vous dire que nous avons entièrement déchargé les dénommés auxdits arrêts des 1^^ et 13 juillet 1645 de nous venir rendre compte de leurs actions en personne, el leur avons permis de faire la fonction de leurs charges et continuer à nous servir tout ainsi qu'ils fesaient auparavant lesdits arrêts.
« Car tel est notre plaisir. Donné à Fontainebleau le 1"' octobre 1646.
« Signé : Louis, el plus bas, de Loménie.
[h] Ne pourrail-on supposer que ce sont ici les noms de trois huissiers du
I Parlement qui ayant pris un peu trop chaudement, en la circonstance, la cause des conseillers contre les officiers des requêtes, avaient été emprisonnés ?
« Et ensuite lesditsSegnier, Roquesante, Saint-Marc et « de Cormis ^'^ ont été mandés venir et ont fait le serment « accoutumé. »
(0 Louis de Cormis, d'une très ancienne famille provençale, avocat-général depuis le 45 juin 1639, plus tard président à mortier, qui avait laissé une très grande réputation au Parlement d'Aix, comme d'ailleurs tous les magistrats ou avocats qui portèrent ce nom.