‹ Rosa Bonheur, sa vie, son œuvreChapitre 11 sur 53 · KTUDE DE TAUREAU NIVERNAIS · texte numérisé non relu

KTUDE DE TAUREAU NIVERNAIS

Faile en 184H, par Rosa Bonheur, à La Cave, chez M. Mattieu, en vue de son tableau le Labourao-c nivcrnais.

nous nous attachâmes affectueusement l'une à l'autre, comme deux sœurs. Elle s'occupait de mes pauvres robes et les raccommodait. Je la faisais rire avec mes histoires de notre vie de bohème. Elle me sermonnait, me grondait, me choyait. Pauvre chère amie, dont la mémoire est restée si ineffaçable à mon cœur! J'avais bien besoin de ses bons conseils, car mon père, qui était le meilleur des hommes, avait peu d'influence sur moi. »

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M""' Micas s'occupait cgalcnicnt de pointure et s'en fut, avec Rc>sa, à l'atelier de la rue de l'Ouest. La niaison était une de ces casernes à artistes, comme il s'en trouve encore sur la rive gauche; là habitaient également, ou y avaient seulement leur atelier, Heim, le peintre d'histoire, dont quelques (cuvies à l'église Saint- Ciervais. à Notre-Dame de Pai'is. au Luxembourg et au Louvre (plafond de la salle des vases étrusques méritent encore d'être regardées: Yvon, dont on n'a pas oublié les portraits d'une élégante allure: Droz. dont le souvenir s'elYace de plus en plus; Signol. dont la trace ne se retrouve que dans quelques dessins d'interprétations bibliques, d'une extrême poncivité.

Bien qu'elle fût éloignée du faubourg du Roule et que son nouvel atelier lui permit de travailler plus à l'aise, Rosa n'avait pas renoncé à aller passer de longues heures aux abattoirs du Roule, dans le spectacle violent des bêtes qu'on amène et qu'on tue, au milieu d'une foule de travailleurs, à qui l'on demande surtout de la force, mais qui pouvaient ne pas jouir d'une éducation afHnée et avaient le droit de s'étonner de voir parmi eux cette jeune fille, que ses allures garçonnières devaient seules défendre contre une trop grande liberté de propos. Rosa nous a raconté ces heures de sa vie avec une émotion mêlée de gratitude.

(( Pour me perfectionner dans l'étude de la nature, écrit-elle, je passais des journées entières à l'abattoir du Roule. Il faut avoir le culte de son art, pour pouvoir vivre dans ce milieu d'horreurs et parmi ces gens grossiers. Ils étaient étonnés de voir une jeune femme s'intéresser à leurs travaux et me rendaient ma présence aussi désagréable qu'ils le pouvaient. Mais ceux qui font bien ne sont jamais abandonnés, et la Providence me vint en aide dans la personne de M. Emile, boucher bâti en athlète, qui déclara que celui qui ne se montrerait pas poli à mon égard aurait affaire à lui. Je pus ainsi travailler sans ennui. Il était bouilleur et dresseur de têtes de veaux; voyant combien mon déjeuner était frugal, il m'invitait quelquefois à partager le sien, et j'allais chez lui, où, dans le dédale des instruments curieux qui servaient à sa profes-

sion, sa femme, aussi bonne que lui, me faisait asseoir à leur table et me servait un bon repas. »

C'est à cette époque que M. Tedesco père, le marchand de tableaux, entra en relations avec Rosa et lui acheta de la peinture. Elle avait eu, avant M. Tedesco, un acheteur fervent en la personne de M. Bourges, le père de M"^' Léonide Bourges, élève

SOLLICITUDE MATERNELLE (l8 5 2 OU l85 3).

(Acquis par M. Lo\ouat.j Lithographie en i856 par Soulange-Teissier. Imprimerie Lemercicr. Édité par H. Pt-yrol.

de Daubigny, et peintre aquafortisfe elle-même, d'un talent que nous aimons à applaudir. M. Bourges était alors chemisier, et contrairement aux commerçants de son époque — rappelons-nous que nous sommes en 1849 — il aimait les arts : il s'éprit du talent de Rosa, et il y eut des marchés entre eux : parfois il payait ses achats en argent, parfois il fournissait de lingerie toute la famille en échange de tableautins choisis par lui. Désormais, le succès n'allait plus être seulement moral, il devint productif. En effet, au Salon

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de 184Q, l'administration acheta à Rosa Honlicur une de ses (euvres importantes. Labourage uirernais, qui Tait partie des collections du Musée du Luxembourg. On connaît ce tableau d'une si crâne allure : dans un champ, dont le sol déjà est largement ouvert de sillons, les grands bœufs accouplés, la tète soumise au joug pesant, tirent la charrue, dont le laboureur guide le soc, tandis qu'avec une longue perche, le bouvier excite les bêtes du geste et aussi de la voix ; au fond, vers l'horizon, la campagne se relève en une colline qui ondule ; tout l'espace est éclairé par un ciel chaud, aux tonalités puissantes, où s'éparpillent des nuages habilement ordonnés et construits d'une matière très aérienne. Voilà bientôt un demisiècle que le tableau est montré au public, sans arrêt, et depuis un si long temps, le jugement de la foule n'a pas cessé de l'admirer et de le considérer comme un clief-d'œuvre. C'est là une garantie pour la mémoire d'un artiste. Avec cette oeuvre, Rosa Bonheur touchait vraiment à la maîtrise ; elle fit mieux encore, mais, dès cette date, elle fut considérée comme un des peintres animaliers les plus remarquables du siècle — un siècle qui a compté Barye et Troyon, pour ne citer que les plus illustres.

En 1853, Rosa parut au Salon avec une œuvre qui devait la rendre célèbre : nous voulons parler du Marché aux chevaux de Paris. Cette toile, des plus importantes, avait demandé à l'artiste de longs mois d'étude. Comme il lui était nécessaire de faire des stations prolongées et multiples au Marché aux chevaux, elle avait adopté le costume masculin, plus commode dans ce milieu vulgaire, et elle le conserva fréquemment parla suite. A propos de ce costume, les anecdotes abondent, et l'on en a conté plusieurs qui sont devenues classiques pour quiconque écrit la vie de Rosa. Nous n'en retiendrons qu'une qui justifie l'artiste d'avoir adopté la mode masculine et qui nous est rapportée par M'"'' Consuelo Fould : <' Un jour, écrit-elle, en plein Paris, Rosa fut arrêtée par un gardien de la paix qui. voyant ses cheveux courts, son allure dégagée, l'emmena au poste sous prétexte de port illégal de costume féminin, et pour ne pas manquer à la tradition, la bouscula légèrement en route. Rosa Bonheur, peu patiente, riposta par un vigoureux

coup de poing qui acheva de convaincre l'agent. Aussi, la stupéfaction du pauvre homme fut grande, lorsque le commissaire de police lui eut expliqué sa méprise en renvoyant l'artiste avec mille excuses ». Et M'""^^ ('onsuelo Fould ajoute en manière de conclusion : « Aucun vêtement ne hii allait comme sa blouse, très simple en apparence, mais finement brodée expi'ès pour elle. »

Le MarcJiê aux chevaux fut l'ceuvre à succès du Salon de i853,

BERGER DES PYRENEES, PEINTURE (l<S56).

l,ithograpiiié par Soulange-Teissier. Imprimerie Lemercier. Édité par H. Peyrol.

•et comme Rosa était déjà titulaire d'une médaille de première classe, on ne put rien lui accorder, si ce n'est d'être exemptée du jury, par décision du 27 juillet i853.

A ce propos, on lit les lignes suivantes dans le journal d'Eugène Delacroix :

« Il arrive qu'un artiste reçoit rarement une récompense pour celui de ses ouvrages qui la mérite davantage. C'est au moment •où il fait un chef-d'œuvre qu'on n'a rien à lui offrir pour le récom-

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penser ou l'encourager. C'clui qui lait bien deux lois a plus de mérite que celui qui fait bien une lois. Si les femmes donnaient la médaille, elles seraient de cet avis. M"*-" Rosa Bonheur a fait, cette année, un etTort supérieur à tous ceux des années précédentes ; vous êtes réduits à Tcncourager de la voix et du geste. »

On sait pourtant que ce tableau, ce chef-d'œuvre, pour employer le mot de Delacroix, rentra, après le Salon, dans l'atelier de l'artiste. Ce n'est que plus tard qu'il trouva un acheteur, en la personne de M. dambard ', le grand marchand de tableaux de Londres, qui Ht de si généreux efforts en faveur de l'école française. Le tableau connut plusieurs avatars, et il se créa autour quelques légendes : il faut rétablir ici la vérité, et, pour cela, le moyen le plus simple est de laisser la parole à M. Gambard luimême, puisqu'il a eu l'extrême amabilité de me laisser prendre copie de mémoires inédits, à. la composition desquels il occupe sa verte vieillesse :

«Après la fermeture du Salon de Paris, raconte M. Gambard, le Mcircht' aux chevaux fut confié à la Société des Artistes de Gand pour être exposé dans cette ville, et n'y trouva pas acheteur. Je m'informai, pendant le printemps de 1854, à l'occasion d'une visite que je faisais à M"'' Bonheur, de ce qu'était devenu son grand tableau et lui exprimai mon désir de le lui acheter. Il était alors exposé à Bordeaux, sa ville natale; elle désirait beaucoup que la municipalité en fit l'acquisition pour son musée. Elle l'avait offert au prix de 12.000 francs. Elle me dit que, si le tableau lui revenait, elle était toute disposée à me le céder, mais pas à 12.000 francs, puisque son tableau devait quitter la France ; elle en voulait de moi, qui allais l'emporter en Angleterre, 40.000 francs. J'acceptai sans hésitation ce prix, et il fut convenu que le tableau m'appartiendrait, si les Bordelais n'en voulaient pas. Lors de mon voyage suivant, en juin, avec Stanfield, le tableau se trouvait dans son atelier, retour de Bordeaux. Je fus réjoui de

I. M. Gambard a cédé depuis longtemps sa maison de Londres à M. Lefebvre. Il est actuellement consul d'Espagne à Nice.

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l'y voir et Stanfield me félicita vivement de l'avoir acquis. Je dis à M""-" Rosa que je voulais en prendre livraison sur-le-champ, et non seulement le faire iigurer dans mon exposition de i8d5, mais, qu'en attendant, je le donnerais à Thomas Landseer, le célèbre graveur, frère du peintre, pour le graver. La perspective de voir son tableau reproduit par la gravure fit grand plaisir à M"^ Rosa, et elle me dit : « Je voulais vous vendre mon tableau 40.000 francs, )) quoique n'en trouvant pas 12.000 francs en France, et je suis » charmée que vous m'en donniez ce prix ; mais, d'un autre côté, je » ne veux pas abuser de votre libéralité. Comment arranger cela? » Voyons ! la toile est bien grande et trouvera, je le crois, difficile- )) ment place dans un atelier de graveur; ensuite, vous me parlez » de l'exposer. N'auriez vous pas avantage à ce que je vous en fasse » une petite copie?» Je lui dis que, naturellement, cela m'arrangerait et me serait très avantageux sous tous les rapports. — « Eh )) bien, me dit-elle, je vais vous en donner une reproduction par- » dessus le marché, et cela rendra le calme à ma conscience; je » pourrai dire que j'ai vendu mon tableau 40.000 francs, et je ne » vous aurai pas trop victime. » Restait à fixer la grandeur de cette reproduction, et finalement elle se décida pour me la faire au quart de l'original, de sorte qu'elle me donnait deux tableaux du Marché aux chevaux.

» Je remis, sans perdre de temps, la réduction du Marché aux chevaux aux mains de Thomas Landseer, qui en commença la gravure et chez qui Jacob Bell la vit et vint de suite m'exprimer son désir d'en devenir propriétaire, pour joindre cette œuvre de la grande animalière française à sa collection de tableaux du célèbre peintre animalier anglais Edvvin Landseer; il m'en offrit mille livres (25.000 francs) que j'acceptai. Quant au grand tableau, exposé dans la galerie de Pall Mail, la grande dimension de la toile empêcha probablement qu'elle trouvât acheteur, malgré l'admiration générale qu'elle avait excitée: et d'ailleurs la réputation de son auteur n'était encore qu'à son aurore. »

M. Gambard avait ouvert sa seconde exposition à Londres, le i*^'" mai i855, et l'inauguration en avait été faite par la Reine et le

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prince Albert. Mais, à cette date, le tableau de Rosa Bonheur n'y tigurait pas encore, et M. (ianibard constate que le succès de son exposition était lent à se dessiner, malgré un si haut patronage ; il continue :

"... Ce ne lut qu'en juin, lorsque je reçus le Majx'hé aux chcraii.w que le triomphe fut complet. Dans toute la presse, ce fut un concert unanime d'admiration, et Sa Majesté la Reine ayant témoigné le désir de voir le tableau, il lui fut envoyé à Windsor. Cela augmenta encore la curiosité du public, et, dès ce moment, la petite galerie ne désemplit plus de visiteurs.

•> Ce ne fut que vers la fin de la clôture de l'exposition qu'un Américain. M. Wright, se présenta pour acquérir le Marché aux cJit'raux. au prix de 3o.ooo francs, m'en laissant la jouissance pour l'exposer en Angleterre et en Amérique pendant deux ou trois ans. Il paya lo.ooo francs en confirmation de son achat, qu'il devait solder après la livraison. Mais quand mon représentant, après avoir exposé le tableau à New-York et dans les principales villes des Etats-Unis, le lui rendit. M. ^^'right prétendit recevoir une part des bénéfices de l'exposition du tableau dans son pays, et, après de longues discussions, ne consentit à payer que i3.ooo francs, de sorte qu'en définitive j'avais reçu 25.ooo francs de la réduction et seulement 23.ooo francs de l'original. Mais la publication de la gravure avait été des plus fructueuses, et l'exposition du tableau avait assis sur des bases solides la réputation de l'artiste. »

Il y a loin, on le voit, de la réalité aux prix fantastiques attribués à cette (cuvre dès l'heure de son achèvement, et cela n'a rien qui puisse diminuer le renom de Rosa Bonheur : cela prouve, au contraire, que si ses œuvres, par la suite, ont connu les gros prix, le fait s'est produit par la seule puissance du talent, et sans que l'artiste, qui avait eu tant à lutter, se soit jamais préoccupée ellemême d'organiser la spéculation autour de sorf nom.

Nous n'en avons pas complètement fini avec le Marché aux chevaux, car si nous l'avons montré vendu à un prix modeste, nous pouvons, avec M. Gambard, dont le dossier est complet à cet

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égard, indiquer quelle fut sa dernière cote, avant de connaître la paix sereine d'un musée. Cela nous oblige à anticiper sur l'ordre chronologique, niais il y a pour les amateurs, — à qui l'on a souvent présenté des Marché aux chevaux, multipliés comme les pains de l'Évangile, un intérêt à ce que tout ce qui a trait à cette œuvre célèbre soit réuni en un même chapitre.

Donc, en 1877, lorsqu'il eut quitté les affaires et tandis qu'il s'installait à Nice et organisait ses collections, M. Gambard, par un sentiment bien compréhensible, eut le désir de posséder à son tour r(eu\i"e pour laquelle il avait tant combattu, et qui avait établi la réputation de Rosa Bonheur. 11 fit écrire à M. A\^right pour lui offrir DO.ooo francs du tableau qu'il avait acquis, en i85(3, 23. 000 francs, on se rappelle à la suite de quels marchandages peu scrupuleux: mais M.\\'right fit la sourde oreille. Peut-être ne pouvait-il pas agir autrement, car ses affaires étaient en mauvais état et le tableau passa aux mains d'un négociant qui dirigeait un établissement du Dry Goods Store : au décès de celui-ci, le tableau fut adjugé aux enchères publiques 2()5>.ooo francs à Samuel Aver\', pour le compte de Julien Vandcrbilt, qui en lit don au Musée de New-York.

Quant à la réduction qui appartenait à Jacob Bell, elle fut léguée par lui, ainsi que ses autres tableaux, au British Muséum. Ici, nous devons laisser la parole à M. (kimbard :

« Dès que M""^ Rosa Bonheur apprit que son tableau était devenu propriété nationale anglaise, écrit-il, et devait prendre place à la National (iallery; se rappelant que M"^' Micas, qui en avait fait la préparation, avait, par excès de zèle, laissé le moins de travail possible à son amie et conduit le travail si loin que M""-' Rosa avait dû le pousser trop au noir pour l'achever ; regrettant, en outre, de ne pas se trouver dignement représentée au musée, elle se décida à recommencer ce tableau. Sa sœur Juliette en exécuta une nouvelle préparation en faisant seulement les grandes lignes de l'ceuvre.

» Cette seconde reproduction du Marché aux chevaux, faite en l'absence de l'original, sans autre guide que la gravure et ses

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nombreuses ciudcs. devenait dans ces coiuliiions une (euvre originale et supcrieure. Aussitôt terminée. M"' l^osa nie TenvoNa avec mission de l'offrir au musée en échange de celle léguée par Bell, et qu'elle considérait comme trop inférieure pour la destination qu'elle venait de recevoir : les autorités furent très sensibles à la démarche faite par l'illustre artiste et la remercièrent pour ses bonnes intentions; mais, dépositaires du legs de Jacob Bell, elles n'y pouvaient rien changer. Cette deuxième réduction resta donc à ma disposition et fut acquise par M. Mac-Conncl au prix de 2. 5oo francs. Dans l'intervalle, j'avais chargé \\'alter (ioodall d'en préparer une toute petite réduction à l'aquarelle, que M""-' Rosa termina également, et qui devint la propriété de Bolchors, le grand usinier de Middlesborough. Entin, pour ne rien omettre, le photographe Caldesi m'en avait fait, en i855, une assez grande et très habile épreuve photographique sur deux feuilles soigneusement rapprochées, que j'envoyai à M"'' Rosa pour qu'elle s'en servit pour faire un dessin qui puisse aider le graveur au cours de son travail. Ce dessin, commencé alors, puis interrompu, puis repris, était encore dans l'atelier de l'artiste en i 8()0 — trente-cinq ans après ! — quand M"'' Rosa, prise d'un bon mouvement, me termina entin ce travail, qui maintenant figure dans ma collection, sous le portrait de l'artiste par Dubufe: de sorte qu'il }■ a, en définitive, cinq .\/c7rc7/e' J//.V chevaux : !'< euvre originale, au musée de New-York, la réduction, qui a servi à faire la gravure, au musée de Londres, une seconde réduction dans une collection particulière en Angleterre, une petite aquarelle à Middlesborough et le dessin dont je suis propriétaire. »

C'est à la suite du succès de cette «euvre que Rosa quitta son atelier de la rue de l'Ouest, en i8?4.

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