‹ Rosa Bonheur; sa vie, son œuvreChapitre 107 sur 220 · DANS LA MONTAGNE, PAR ROSA BONHEUR · texte numérisé non relu

DANS LA MONTAGNE, PAR ROSA BONHEUR

sont changés de couleur; du vert ils sont passés au jaune; enfin, mère, une débine complète. Si tu pouvais me faire arranger ma robe noire, cela me ferait grand plaisir 1 .

Du reste, sur toute la ligne, c'est un voyage manqué : peu de plaisir et nul profit pour la santé de Nathalie. Après quinze jours, chassées par la pluie, elles se résignent à rentrer en France, juste au moment où, comme pour les narguer, le soleil fait mine de vouloir briller un peu. Tant pis, l'on part tout de même, et Nathalie salue la ville de cet adieu sans regret ni arrière-pensée :

Je te dis donc à bientôt, bientôt, ma bien-aimée maman, je t’envoie mille i. Lettre datée : « Mardi, io heures du matin. »

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bons baisers pour nous deux ; embrasse ma grand’mère et bientôt aussi, vous tous, la bande joyeuse et les amis.

Au diable Ems et tous ces baragouineurs ! Quel bonheur de revoir des visages humains! Vivent les amis et la France! Ma joie est dans ce moment sans égale, et si je n’avais peur de passer pour folle, je retrouverais mes jambes pour danser une polka.

A bientôt ! bientôt.

Ta lille qui t’aime de toute son âme pour la vie,

Jeanne Micas.

Nous revenons le cœur content et la bourse légère1.]

Au Salon de cette année-là (i85o), qui s’ouvrit dans les derniers jours de décembre (le 26), j'ai envoyé deux tableaux : Effet du matin et Moutons.

En 1 S 5 1 , j'ai exposé aussi quelques œuvres à Bruxelles : un Souvenir des Pyrénées , des Vaches et moutons et un dessin : Bœuf à la montagne, vue prise en Auvergne.

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