ROSA BONHEUR OFFICIER DE LA LÉGION D HONNEUR ( I
Aux alentours de 1874, nous eûmes de vives inquiétudes, Nathalie et moi, au sujet de notre bonne mère Micas, qui commençait à perdre la vue. Nathalie emmena sa mère à Paris, pour lui taire donner les soins nécessaires à son état. Pendant tout le temps de leur absence, je la tins soigneusement au courant de ce qui se passait à By. Vous pouvez vous en rendre compte par cette lettre, retrouvée dans les papiers de ma pauvre amie.
By, samedi matin.
Ma vieille Nathalie,
Mmc Gauthier vient de me lire ta lettre. Je crois que les médecins vont vous faire rentrer le plus tôt possible. J’avais envie de partir te trouver, mais il est plus sage, ne t’étant bonne à rien dans la maison, que je ne parte que pour aller t’aider à ramener ta mère. Écris-moi donc, ou plutôt envoie-moi un télégramme, pour que j’aille au-devant de vous à Paris. Quant à toi, songe un peu à ta santé et prends les choses avec patience et courage, autrement tu ne pourrais pas remplir tes devoirs auprès de ta mère. 1 u sais ce que je t ai dit poui ici . on l’entourera de soins le plus possible.