‹ Rosa Bonheur; sa vie, son œuvreChapitre 173 sur 220 · PATIENT», PAR ROSA BONHEUR · texte numérisé non relu

PATIENT», PAR ROSA BONHEUR

D'après une gravure de J. B. Pratt, éditée par Lefèvre et fils, à Londres.

plus vivre seule dans cette grande maison, loin du monde ! Sou-

vent je me suis enfermée dans la chambre de Nathalie pour songer aux côtés tragiques de ma vie. Quelle aurait été mon existence, sans le

dévouement et l'affection de cette amie! Et pourtant on a cherché

a rendre suspecte l’affection que nous éprouvions l’une pour l'autre. 11 semblait extraordinaire que nous fassions bourse commune, que nous nous soyons léguées réciproquement tous nos biens.

Si j avais été un homme, je 1 aurais épousée et I on n’eût pu inventer toutes ces sottes histoires. Je me serais créé une famille, j’aurais eu des

enfants qui auraient hérité de moi et personne n'aurait eu le droit de réclamer.

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