TÛ
Posa Bonheur m'a proposé ce matin de faire avec elle une promenade en voiture dans la forêt. Nous avions dépassé la Croix du Grand-Maître, aspirant à pleins poumons l'air frais du bois, tandis que le soleil commençait à dissiper une brume légère. Les sapins parfumaient de leur odeur résineuse un peu acre l'atmosphère violette qui les enveloppait, dressant vers le ciel leurs grands troncs dont l'écorce avait des tonalités orange. 11 me semblait avoir sous les yeux un de ces
bois sacrés dans lesquels Henri Martin aime à faire planer les formes diaphanes de ses muses. J'en fis la remarque à mademoiselle.