L AUTRE NUIT
— On ne cueillerait plus de lys ni d'asphodèle Pour orner les autçls ou fleurir les tombeaux !
— Toute Espérance irait, éparse par lambeaux, Se dissoudre sous Therbe avec la chair humaine I
— Adieu les Inspirés qu'une Voix d'en haut mène Par l'hostile univers — débiles et puissants !
— Adieu le temple ! Adieu les nuages d'encens Hantés de visions mystiques !.. .
La Détresse Invincible étreignait la Terre pécheresse :
Non point qu'elle pleurât le ciel désert, les dieux Chassés par un mortel des séjours radieux...
Mais l'Homme avait compris, plus tremblant et livide. Que Satan n'est pas mort, que l'Enfer n'est pas vide !
Avril 1884.
Le Curé de Village
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is longs cheveux sont blancs. Humble et plein de douceur,
Il vit sa vie étroite au milieu de ses frères,
Les paysans, courbés aux durs travaux agraires.
Peu lui suffît \ pour gouvernante^ il a sa sœur.
Sa paroisse, à l'abri du Vice envahisseur,
Dans Pamour du terroir et Thorreur des libraires,
Sous ses yeux paternels croît, loin des vents contraires. —
11 n'a rien du prophète. Il n'a rien du penseur.