‹ Rosa mysticaChapitre 4 sur 24 · LES FLEURS VÉNÉNEUSES · texte numérisé non relu

LES FLEURS VÉNÉNEUSES

Pourtant, Fleurs dangereuses, Vous êtes généreuses Parfois — et guérissez

Les cœurs blessés I

Douce est votre caresse Aux parias, qu'oppresse Ce qu'on ne peut bannir Le Souvenir I

Pavot blanc de l'Asie, Quand la froide Aspasie Fait ramper l'un de nous A ses genoux.

I04 FLEURS D OUBLI

Ton Opium, ô plante, Lui rend l'âme indolente, Et, contre le chagrin, Toute d'airain,

Et ta Morphine amère Calme la pauvre mère Que l'obsession mord

D'un enfant mort...

Au monstre solitaire Qui se cache sous terre, (Tout cœur demeurant sourd A son amour),

Divin Haschisch, tu livres Les belles houris ivres — Aux lèvres de corail — De ton sérail.

LES FLEURS VÉNÉNEUSES. lOf

Salut, Flore équivoque I L'infortuné t'invoque :

Dompteuses de douleurs, Salut, ô Fleurs I

Soyez bénis, en somme, Sucs qui versez à l'homme Au visage pâli

Le calme oubli !

Février 1884.

^Af

L'Oubli

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