LA VEILLÉE DOULOUREUSE. — LE PREMIER ACTE
Stanislas avait couru jusque chez M"* Romanelle. Le vieux Nazaire était sorti. Le jeune et vigoureux domestique qui vint ouvrir fut tellement effrayé de la physionomie bouleversée de ce personnage qu'il voulut Tempêcher d'entrer. Stanislas le repoussa et se précipita dans le salon. H se jeta aux pieds de Florine :
— Pardonnez*moi , mais il faut que je vous parle ; à vous seule ; il s'agit de la vie de deux hommes.
— Voudriez-vous parler de Ramon ? s'écria Marthe. Vous nous voyez dans des transes mortelles. Il n'est pas rentré, Cela ne lui est jamais arrivé. Nazaire est à sa recherche. Auriez-vous appris?...
— Ramon 1 qu'est-ce que Ramon? Ah ! Florine, hâtez-vous !
— Mais quelle étrange figure vous avez , dit celle-ci. Vous soufcez, vous paraissez hors de vous.
— C'est une question de vie ou de mort, hâtezvous. Il faut que je vous parle, à vous seule.
— Allez dans la pièce voisine, Florine, dit Marthe, et ne me laissez pas trop longtemps seule.
Les deux jeunes gens s'éloignèrent, Marthe resta dans le sakm. h^ viafux. Nazaire ne tarda pas à y entrer. Aucun des;amis chez qui M. Ramon eût pu se trouver ne Tavait vu.
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'—' Mais il ne faut point pùtlr tela vou^ln^itriéÉer, madame.' L*heùre' du dîner n'est pa^ eiicoîe vetftle ; M. Ramon reviendra pour cette hèure-lâ, je le jiJre. Té / (ïu'ést^ie que c'est qile te bîtiit ôÈihs le boudoir ?
— En effet, ils' parlent bien Mut. Il àvstit l-air égaré/Tènéz-vous avec votre neveu à la portée de la voix.
— Je suis' folle , murtnura ^Marthe. Mais- qtie ' faire 1 Qùé'déviëtidm-je si mon pàùVre Râmôn''lie ' rentré pas bientôt'?
'EUe resta quelque temps tes maîns jôinttôs,' la 'tête inbUilëe/ les yeux' humides/ Elle -songeait' à cette série dé'tiiïîllieurs qui avait felit dé cet hoïnttie si énergique le pauvre fou qu'il était devenu.^ Puis son iiïiagiûàtibn s^autait au delà ; elle' se rëVoyait, — et c'est alors que coulaient ses larmes, -^-^«teis les cliàmp^ patërhéls, ' sbtis ce sôléil lati làrdentes caresses/ a doté de ce trère qtï^élle IVait toujours tanf aimé.
Tout- à coup, ^Ue'sé rédïeSsa; Florine luttait de pousser plusieurs cris. WFaîrthe 'ôhtôndit lé bruit comme' d'une sorte de lutte, et au moûïent où elle se levait, la porte s'ouvrit Violemment/ Statiîsla^, livide, les chéveuî hérissés, Foôil en feu, se précipita dans le salon, agitant un couteau ouVért. Il le jeta aux pieds de Marthe et se dauva.
Florine parut à son tour. Elle s'appuya au Chambranle de la porte, poussa un soupir en voyant le pouteau sur le tapis; puis la rougeur fiévreuse' "'
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sa face se changea en pâleur, et elle se laissa tomber dans un fauteuil, où elle resta quelques instants sans connaissance.
— Que s'est-il donc passé, Nazaire? demaDâa Marthe tout en faisant respirer des parfums à Florine et en lui baignant les tempes.
— Je ne sais pas, madame. Quand nous avons entendu mademoiselle parler plus haut, nous nous sommes précipités, mon neveu Marins et moi. Cet homme, il était aux genoux de mademoiselle, il agitait un couteau très pointu ; mademoiselle lui tenait le poignet, en criant : « Je ne veux pas que vous vous tuiez. » Nous avons voulu le désarmer; il nous a repoussés et, après un moment d'hésitation, il s'est sauvé.
Florine ouvrit les yeux et se redressant brusquement :
— Ah ! j'oubliais, s'écria-t-elle ! Que faire ? Ah! Nazaire, vite, mon ami, courez, oui, chez Eugène Malabieude. Il est intelligent, il est bon, il nous conseillera. Vite, qu'il vienne, je le veux.
Nazaire, dont le vieux sang méridional se réveillait au miUeu de ces accidents dramatiques, sortit avec précipitation.
— Mais voyons, ma mignonne, que s'est-il donc passé?
Florine se jeta dans les bras de son amie en pleurant.
— Cette histoire d'hier, c'était la sienne. C'était lui le vicomte. Mais il est poursuivi par les re-
mords. Il est venu m'en faire Taveu, avec des larmes, avec des élans de passion^ mais d'mie façon obscure et incohérente, en ajoutant quïl n'osait pas tout me dire, de crainte de m'exposer aux coups d'un assassin. Il voulait que je Faime encore. Je ne pouvais. Je pouvais Testimer, — je le lui ai dit, — mais rien de plus. Il a voulu se tuer. Ce n'est pas tout, s'écria Florine en saisissant les poignets de son amie et en fixant sur elle ses prunelles dilatées : Cyprien n'était pas mort, et on l'assassine en ce moment.
Marthe jeta à son tour sur Rose-de-Noël un regard si étrange et si désespéré que celle-ci ne put s'empêcher de s'écrier :
— Ah ! je savais bien que vous l'aimiez !
Les lèvres de la jeune femme blêmirent, ses narines s'ouvrirent, et elle murmura quelques mots inintelligibles.
— Mais moi, s'écria Florine, moi je ne veux pas qu'on le tue !
Quelques instants se passèrent. Les deux jeunes femmes étaient silencieuses. Marthe travaÛlait à apaiser le tumulte de sentiments contraires qui agitait son âme. Florine cherchait, dans sa mémoire troublée, les paroles échappées au délire de Stanislas et qui pouvaient fournir quelque renseignement précis.
Eugène arriva enfin. 11 était resté dans son costume d'atelier. Florine, malgré la gravité de la situation, ne put s'empêcher de penser que ces
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amples vêtôments de flanelle violette et de forme originale lui donnaient une tournure pittoresque qui faisait par&itement ressortir le ferme caractère de sa physionomie.
— Nazaire m'annonce que vous avez besoin de moi, me voici, dit-il froidement.
— Mon cher Eugène, dit Florine en s'avançant et en le regardant fixement comme si elle voulait
' pénétrer jusqu'au fond de s/cm âme, Cyprien Framery n'est pas mort, mais il court en ce moment un grand danger ; je vous ai envoyé chercher pour vous prier d'aller à son secours.
— Vous n'avez pas besoin de me regarder ainsi, Florine, et je veux vous éviter la peine de deviner mes pensées. Je n'en ai qu'une. La voici : c^est que j'irais à tous les diables pour vous faire plaisir. Je suppose que c'est ime commission analogue que vous avez à me donner, et j'espère qu'on s'y fera un peu casser la tête ; où faut-il aller ?
— On soime, s'écria Marthe en se levant ; c'est Ramon I
— Serait-ce Stanislas ? murmura Florine en se rapprochant d'Eugène et en lui serrant la main par un moùvement.instinctif.
Une rougeur subite couvrit tçut le visage du pauvre garçon, qui dégagea doucement sa main.
Louis Belenclos entra; il était presque pâle. Il lauça sur chaque visage un regard interrogateur, vif et perçant. Marthe s'avança vivement vers lui.
— Ah ! dit-elle,, c'est Dieu qui vous envoie.
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— Probablement, murmura-t-il.
— C'est vous que je souhaitais ! Nous n'aurons jamais trop d'amis, |;eprit Marthe en rougissant, pour nous aider en ce terrible embarras !
— Merci, dit-il avec un sourire distrait, mais, ayant tout, il s'agit de vie ou de mort; ne laissez pas sortir M. Ramon.
— Mais, s'écria Marthe, il est parti depuis des heures, nous ne savons où il est !
— • Est-il possible ! s'écria à son tour Louis d'une voix, e&ayée. Mais que s'est-il passé, parlez, parlez yite, pour l'amour de Dieu ?
— Que vous dirai-je? Il m'a quittée ce matin en m'embrassant plus tendrement que de coutume, et en me disant, avec un sourii;e doucement paternel : « Nous allons être heureux Martille, et nous pourrons retourner dans notre pays.» Je ne l'ai pas revu!
— Et qu'est-il arrivé depuis ? demanda Louis en baissant les yeux.
— Il est arrivé (mais cela n'a aucun rapport) que St^^nislas est venu ici divaguer sur un danger que court en ce moment ce Framery.
— Je devine tout, s'écria Louis en se laissant glisser dans un fauteuil ! Stanislas aura reçu le même avertissement que moi. Il aura perdu la tête, comme il me semble que je vais la perdre aussi. Aucim rapport ! Mais c'est lui, c'est M. Ramon qui doit tuer Cyprien !
Les deux femmes jetèrent im cri d'e&oi. Louis cacha son front dans ses mains.
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— Voyons, dit sèchement Eugène, nous n'avons pas de temps à perdre. Peut-être est-il possible encore de sauver ces deux gens-là, car M. Ramon me paraît aussi en danger que Cyprien. Expliqueznous ce que vous savez. Je vous en supplie, Florine, je vous en prie, madame, ne nous troublons pas et gardons les gémissements, les plus légitimes, pour le moment où nous n'aurons plus qu'à pleurer. Voyons.
— Je cherche à rassembler toutes les circonstances, dit Louis en essuyant ses joues sur lesquelles ne coulait aucune sueiu*, mais qui prirent subitement rincq,mat de la fièvre. Vous vous rappelez, madame , que je vous parlais d'une lettre qui m'annonçait que Cyprien existait et me donnait des détails sur son retour.
— Je crois que oui ; oui, je me rappelle.
— Et vous ne m'en avez rien dit, Marthe ! dit Florhie.
— Il faut supposer, reprit Louis, car nous marchons à tâtons, comme dans les ténèbres, que M. Ramon m'aura entendu. Vous vous rappelez comment, en diverses circonstances, nous le surprîmes en train de m'espionner. Toujours est-il, — et de cela comme de tout le reste je ne voulus rien vous dire, j'aimais mieux tout souffrir que d'augmenter votre douleur. Je vous avais vu tant souffrir chaque fois...
— Oh ! merci, merci ; oui, j'ai vu cent preuves de votre déUcate et patiente affection, et vous savez aussi que ma reconnaissance est... sans bornes.
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— Je n'oublierai pas ce mot et je sais que vous, vous ne Toublierez pas, dit Louis en se redressant. Il vint chez moi, oui, c'était mercredi ; je n'y étais pas. Ce sot de Mionnet Ploiehaye n'osa pas Tempêcher de pénétrer dans mon cabinet. Il y prit sans doute la lettre en question, car je ne la retrouvai plus.
— Et que disait cette lettre ? demanda froidement et presque ironiquement Eugène, dont le regard clair ne quittait pas le visage de Louis.
— Je l'avais lue légèrement, en me réservant d'y revenir ; je ne me rappelle que certains détails.
— Ah ! Et cette lettre venait ?
— D'un jeune soldat, Auguste Catrou, qui me demandait de l'argent pour achever sa route. Il revenait de l'hôpital de Grênes, où C3T[)rien et lui s'étaient retrouvés blessés, après avoir tous deux fait la campagne d'Italie. Je chassai Mionnet, qui a complètement disparu depuis.
— Je l'ai vu jeudi. Il voulait me parler, je regrette de l'avoir renvoyé.
— C'est un grand malheur : il savait sans doute déjà quelque chose,- car j'ai bien cru reconnaître son écriture, mal déguisée, dans le billet que je viens de recevoir et qui m'amène chez vous. Le jeudi, je vins ici et je fis des reproches à M. Ramon. Vous vous rappelez, madame, qu'il voulait me tuer ?
Marthe lui serra la main.
— Avant de s'être jeté sur moi, il avait murmuré
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èént paroles incohérentes, dans Tés^iàénès Je distinguai divers mots qui m*ép6ii vantèrent : il votiîait empoisonner M"* Florine.
— Hein ! s'écria bihisqùement Èugèhe, tandis ' que Florine pâlissait^ plus ehcorë' et 'due ^ Mfia^é se ' précipitait vers elle et la serrait dans ses î)(ras.
— Ce fut ma plus rude angoisse.' IlVoiffiitse venger de Cyprien/ avec riflftiieineiit, en Êdsant
' soiiflbir la femme que celui-d' aimait. 'Palfedt^il sur cette idée, pëutHêtrè fû^tive, fotèeî^FlbAhéà qtiitter son' amie," Paris^ ceite Vie digtie et 'Heureuse
' qu'elle mène ici î^ Faïlait-il faire cette cràefle pfeine à elle, à M"** Romanelle, et â'd^atttres Bncore? Oui, je fùà bien embarrassé: Je Ylihs fi^ àVeife,^ vâgue-
' ment, mademoiselle,^ de' Voùi iéiit stir Vbà^^ÎEtfâès;
"et'NaWre a, depuis qnelqùfes joifrs/ àoùs laî%îim,
' un côiitre-poison...
— 'Sacrebleu f "cria Eùgèiië eri^ijtirttaiit ^'pùse rébarbative, c'est bieiiœlaV'ét'jé viàu^-lè rbVàiàdrai, liotiis, comptez-y^ inôn èher.
— Allons donc, pensa Lotiis, 'tii y Srîens kàm, toi ! Ce soir, continùà-t-iï à 'haute Toix, je reçus un billet qui me d&ait littéi*alemènt t ic On en ^éut à votre ancien camarade C* F. C'iést pour be àoir, ou cette nuit. Courèi^të'énipêcher'M; Rànifàii de sortir de chez lui ? »
— Et vous ne vous rappelez riëri dé cette letfre, mon pauvre Louis? dit Florine. Je ne vous remercie pas de ce que^ vous avez voulu faire pour moi, mais j'espère, continua-t-elle avec un triste
sourire, avoir assez dlnfluence sur qudqu'une de mes amies pour l'engager à payer ma dette.
Louis s'inclina. Il se sentait vainqueur sur toute la ligne, et il répondit d'une voix réfléchie :
— Cette lettre, non; j'en lis cent par jour. Mais j 'ai retrouvé cette note sur mes registres : « Dimanche, Melun, hôtel du Pélican^ Auguste Catrou et Cyprien Framery, 500 francs. »
— Melun ! s'écria Marthe avec un soubresaut.
Attendez j je comprends tout, je devine tout. Il avait sans cesse devant lui, depuis trois jours, une carte de l'arrondissement de Melun.
— C'est bien vague, dit Eugène.
— Oui, mais il disait qu'il cherchait à se rendre compte de l'affaire du Courrier de Lyon ; il pointait divers endroits avec des aiguilles, et il paraissait parfois y mettre ime sorte de rage. Je me rappelle avoir regardé cette carte ; attendez ; oui, il y avait plusieurs petits trous à un endroit, aui»cès de Melun, sur la route qui vient à Paris, à... la... la Fontaine-Bonde! s'écria-t-elle, la Fontaine- Ronde ; puis une ligne de points qui menait de cette route à ime autre qui s'éloigne aussi de Melun dans la direction de Paris.
— Je comprends, dit froid^nent Eugène, et cela suffit. L'affaire doit se passer à cette fontaine, selon toute apparence, et il a prévu le cas où l'on prendrait l'autre route. Adieu Florine.
— Adieu, non. Je veux vous revoir et vous remercier.-
Eugène s'inclina avec un sourire amer :
— Dans deux heures, je serai à Melun, ou à la station qui correspond à la Fontaine-Ronde.
— Moi, dit vivement Louis, je vous conseille d'aller à Thôtel du Pélican. Si je ne craignais d'exaspérer plus encore M. Ramon...
— Vous devez rester, dit tranquillement Eugène; ces dames peuvent avoir besoin de vos conseils et de vos consolations. Mais je vous promets, Florine, que, s'il ne faut pour cela que ma vie, je vous restituerai votre Cyprien.
Il sortit vivement.
Florine laissa tomber sa tête sur sa poitrine, et de grosses larmes, dont il lui eût été impossible de bien définir la cause^ roulèrent silencieusement sur ses joues.
Eugène avait pris par le bras le vieux Nazaire, aux aguets dans l'antichambre, et il l'avait amené dans un coin :
— Je vous soupçonne, mon vieux, dit-il, d'être un descendant de Crésus, im peu dégénéré peut-être; moi je ne trouve, parmi les gen& notables, que le Juif errant auquel puissent me rattacher quelques cordons de parenté. Vous devez donc avoir, dans une sacoche cachée aux yeux des profanes, pas mal de vieux louis bâillant à l'ombre ; moi, je possède quelques francs qui suffiraient à la rigueur pour me mener jusqu'à Pantin. Je vais plus loin : il faut que vous me prêtiez cinquante hvres. Voici une montre noblement accompagnée d'une chaîne ;
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VOUS la porterez au mont-de-piété ; elle ne fera pas de difficulté ; elle connaît la route et elle vous y conduirait, au besoin, les yeux fermés. Chut !
Le vieillard prit la montre^ la regarda. et disparut, tandis qu'Eugène lui disait :
— Elle est en or. Contrôle lui-même se jetterait à ses pieds pour la vénérer.
Le vieillard revint promptement et mit, en détournant la tête, trois louis dans la main d'Eugène ; puis il lui rendit la montre en disant :
— C'est par distraction que je l'ai prise. J'ai bonne confiance en vous.
— Et moi aussi ; mais j'ai plus confiance en ma montre. Quand on va se mettre entre un sabre et Tin couteau, on a quelque chance de ne pas revenir payer ses dettes. Adieu, mon vieux. Si le sabre et le couteau se rencontrent et se croisent dans mon intérieur, vous direz à M"* Florine que je suis bien content. Vous ajouterez qu'il y a un petit morceau de papier cacheté dans la tête d'un Bélisaire qui me sert de secrétaire, et par lequel papier je lui lègue mes tableaux. C'est pour cela que je ne les ai pas vendus, bien qu'on m'ait offert du tout 1^,000 francs. Vous la prierez de vous rendre les 60 francs et vous garderez la montre pour la commission. Embrassez-moi, vieux. Il y a plus de deux ans qu'un de mes semblables ne m'a donné une marque d'affection.
Il s'en alla en courant.
— Tête de Dieu ! dit le vieillard en passant la
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main sur ses yeux, je suis troublé, je s^is capable de lui faire dire des messes dans sa maudite ^lise pour l'argent de la chaîne.