‹ Rose-de-NoëlChapitre 29 sur 31 · LA CONFESSION DE JÙLL · texte numérisé non relu

LA CONFESSION DE JÙLL

Le lendemain, en effet, â l'heure dite, etlèJ ^^ prête. Elle venait d'avoir une longue conversation avec Louis, à qui elle avait bien voulu reôonnaître le titre de fiancé et, quoique ses belles couleurs eussent disparu, quoique ses yeux, aux paupières rougles, eussent conservé quelque chose d'inquiet, un pâle sourire courait sur ses lèvres tandis qtf elle écoutait les protestations si gracieusement et si délicatement ardentes dé son ami. Elle lui faisait les dernières recommandations touchant Julia ; elle allait partir, lorsque l'abbé Briché, grave et attristé, entra.

n avait enfin découvert la demeure de M"** Fabrège. Il la quittait, elle était à la mort, elle suppliait M°*® Romanelle, au nom de ce respect qui est dû aux mourants, au nom de la religion, de la justice et de l'amour maternel, de venir la trouver, sans tarder un instant, car bientôt peut-être n'aurait-elle plus de forces.

Louis, à ces paroles, resta un instant comme hébété. Un effroyable tumulte de pensées diverses s'éleva dans son cerveau. Sans songer à ce qu'il faisait, il courut vers son frère avec un -air si égaré que Marthe ne put retenir un cri. Ce cri le rendit à lui-même ; il passa sa main sur son front en ' murmurant quelques phrases incohérentes ;

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