AUTOUR DU COUVENT DE SAINTE-ELISABETH
Dans le tumulte du débarquement d'un paquebot, alors que, fatigué d'un long voyage sur mer, on rêve de gagner l'hôtel au plus vite, il est bien difficile de distinguer, dans la foule des indifférents qui se pressent s«ur les quais, un visage connu qui cherche à se dérober.
Gomment M"c de Sivry, débarquant à Marseille, pressée d'aller à la poste chercher l'explication du mystérieux appel de sa sœur, aurail-elle pu prêter attention à cet homme vêtu de couleurs sombres, coiffé d'un grand chapeau dont les larges bords lui cachaient les yeux, et qui la considérait avidement?
Il avait attendu le paquebot venant de Chine avec une impatience plus marquée que celle de toutes les autres personnes qui stationnaient sur le quai. Ses yeux inquiets avaient fouillé la fouie des arrivants d'un regard plus scrutateur; ils avaient brillé d'une flamme plus vive que ceux d'aucun autre, lorsqu'il avait enfin trouvé, parmi les passagers qui débarquaient, celle qu'il attendait.
Mais au lieu de s'élancer, d'agiter son chapeau, de faire un signe de la tête, un appel de la voix, il s'était rejeté brusquement en arrière. Se dissimulant derrière les groupes, il suivit ainsi M"e de Sivry, s'attàchant à ses pas, comme son ombre, et ne la quittant pas des yeux.
L'individu prit comme elle un fiacre pour la suivre à la poste, alla comme elle à la gare, et, la suivant au guichet, demanda, après elle et comme elle, un billet de première classe pour Paris.
Il osa même la suivre sur le quai, et, tandis qu'elle s'installait dans son compartiment, il se promenait de long en large, songeant sans doute à se
placer près d'elle. L'arrivée de la femme de chambre Nelly le gêna, car il prit place dans un compartiment voisin.
Cet homme aux allures louches, qui, nerveux, épiait une femme, roulait en sa tête de sinistres projets; cet homme, c'était Lucien Grauville.
Après avoir fait à Paule sa dernière visite dans la tour, Lucien était parti rassuré. Les deux nouveaux molosses qu'il avait placés sous la fenêtre murée étaient pleins de férocité; Dosia suivait avec une scrupuleuse exactitude les ordres donnés, et il servait Paule avec une indifférence plus éloignée peutêtre de la pitié que ne l'eût été la haine.
Lucien était donc certain que Paule ne pouvait s'échapper. Il comptait sur les dents des chiens, l'épaisseur des broussailles, la profondeur du précipice. Mais il oubliait de compter avec le Ciel, qui protège les innocents.
Lorsque Dosia, affolé de la disparilion de sa prisonnière, avait télégraphié à M. Grauville, celui-ci était accouru.
Lucien Grauville était un homme d'action. Dès qu'il arriva au château de Monttlanquet, il lit comparaître Dosia et, d'une voix brève, lui enjoignit de raconter tout ce qu'il savait au sujet de cette évasion.
Dosia prit son ardoise et, d'une main fébrile, avec une rapidité qui devait remplacer chez lui l'éloquence, raconta en style laconique comment, un jour, en allant porter le repas de Paule, il avait trouvé celui de la veille intact, encore à la porte.
Le pont-levis était relevé; aucune trace d'effraction ne se voyait aux fenêtres murées. Il avait pensé tout d'abord que la dame était malade; il avait pénétré dans la salle du bas, puis était monté dans la chambre à coucher. L'ayant trouvée vide, il avait fait une perquisition minutieuse de la cave au grenier.
Il avait cherché aux environs de la tour, sans y rien rencontrer d'anor mal; il avait fouillé les bois, et il n'avait retrouvé ni la fuyarde, ni rien qui pût le mettre sur sa trace.
Lucien fit seller à la hâte son meilleur coursier par Dosia tremblant, et courut au galop à la gare d'Ay. Il s'adressa à tous les employés; aucun d'eux n'avait vu la personne dont il donnait le signalement.
Il courut avec la même rapidité à la gare d'Avenay, et reçut les mêmes réponses.
L'aubergiste, homme futé, cherchant à se mêler de tout et à gagner quelque chose, s'empressa d'accourir. Il rejoignit M. Grauville au moment où celui-ci, n'ayant rien pu découvrir, s'apprêtait à remonter sur son cheval, blanc d'écume.
Comment Mlle de Sivry aurait -elle pu faire attention à eet homme?
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« Monsieur, dit-il en roulant d'un air gauche sa casquette entre ses doigts, je pourrais peut-être bien vous être utile. Il esl passé une belle dame blonde avant-hier chez moi; même que je lui ai servi un bon déjeuner qu'elle a emporté; elle était en noir et regardait de tous les côtés, pour voir si on lui dirait quelque chose. Elle voulait parlir très vite, mais pas en chemin de fer; elle a commandé une voiture.
— Ici? interrogea Lucien.
— Non, chez le Livandier.
— Conduis-moi chez cet homme. »
Lucien, dans son affolement, oubliait toute dignité; il ne voulait pas perdre de temps à attendre qu'on lui amenât le loueur de voitures. « Où as-tu conduit avant-hier la dame qui a pris ta voiture?
— À Reims.
— A la gare?
— Non, à une belle maison près de la cathédrale.
— A Y hôtel du Lion -d'Or, peut-être?
— Oui, je crois bien que c'est là que les dames sont allées.
— Les dames? mais il n'y en avait qu'une !
— Pardon, mon bon monsieur; il y avait la grande dame, belle et douce, et une drôle de petite fille, pas laide non plus, et pas méchante.
— Je ne comprends plus, murmura Lucien, blême.
— Oh! ce ne devait pas être une parente de la dame, reprit l'obligeant aubergiste. Elle avait l'air d'une enfant des bois, avec ses cheveux emmêlés, sa robe en guenilles, et quand j'ai apporté l'omelette, elle l'a prise avec ses doigts. »
Une enfant des bois!... Un trait de lumière passa dans l'esprit de Lucien. Quoi! cette petite voleuse qui lui avait dérobé un jour son lièvre, cette petite impertinente qui lui avait fait mille grimaces, et qui avait osé lui lancer une pierre à lui, le châtelain du pays, elle l'avait bravé de la sorte! elle avait aidé Paule à fuir! Dire qu'il avait eu ce petit monstre au bout de son fusil, et qu'il l'avait manquée !
« Malédiction! » tonna-t-il.
L'aubergiste et le Livandier tressaillirent, et à leurs mouvements Lucien se rappela qu'il n'était pas seul. Faisant un violent effort, il dit, en leur tendant un louis :
« Merci, mes amis. Voici pour vos renseignements; chargez- vous de reconduire mon cheval au château. »
Et il s'éloigna dans la direction de la gare.
Il y avait encore dix minutes avant l'arrivée du train se dirigeant vers Reims.
Lucien, accablé, s'assit dans la salle d'attente. Ses forces l'abandonnaient. Tant qu'il n'avait pas trouvé la trace de Paule, il était assuré qu'elle n'avait pu fuir. Il ne lui supposait pas assez d'énergie morale ni surtout physique pour mener à bien cette évasion difficile.
Mais maintenant le doute n'était plus possible : Paule lui avait échappé. Il savait qu'elle se vengerait; d'autant plus que Jean la soutiendrait, et sans faiblir, lui! Et dans un moment d'exaltation orgueilleuse, ne lui avait-il pas confié tous ses crimes?
« Insensé! s'écria-t-il, insensé! N'aurais-je pas pu me priver de cette sotie vanité? Je me suis perdu moi-même, plus qu'aucun autre n'aurait pu le faire! Mais je la retrouverai, je la poursuivrai, et quand je me présenterai devant elle, elle tremblera de peur; je la terroriserai de toute la force de ma volonté... »
« Les voyageurs pour Germaine, Rilly, Reims, en voiture! » cria l'employé.
Il monta rapidement dans le train, et les trente-cinq minutes qui s'écoulèrent jusqu'à l'arrivée à Reims lui parurent un siècle.
Prenant un fiacre, il se fit conduire à Y hôtel du Lion-dOr, où le maître d'hôtel lui fournit tous les renseignements qu'il connaissait, c'est-à-dire peu de chose.
Les emplettes de vêtements, un soin tout particulier à éviter la rencontre des voyageurs descendus à l'hôtel, c'était tout ce qu'on savait de la jeune voyageuse, avec son nom écrit d'une main ferme sur le registre : « Madame Grauville. »
Lucien retourna à la hâte à la gare de Reims ; il questionna les demoiselles chargées de distribuer les billets, l'employé qui les vérifie à l'entrée des salles d'attente; il n'obtint aucun renseignement précis.
A la gare d'une ville animée comme celle de Reims, il passe par jour plus d'une jolie dame en noir accompagnée d'une enfant.
Il perdait la trace de Paule presque aussitôt qu'il l'avait trouvée. Il était réduit à des conjectures; il s'agissait de raisonner juste et serré. Il ne connaissait pas aux Grauville d'amis assez intimes pour que sa belle-sœur, si fière, eût songé à s'y réfugier. Elle devait se cacher dans une ville. Et quelle ville, mieux que Paris, pouvait lui offrir de la sécurité sous ce rapport? Sans nul doute, elle était à Paris!
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Lucien prit l'express qui conduit de Reims à la capitale en deux heures vingt minutes. D'ailleurs, n'était-ce pas à Paris qu'il retrouverait Maurepas? Il n'hésitait plus, cette fois, à le consulter. Lucien sentait qu'un conseiller sur lui était nécessaire. Le résultat de ses recherches était si important pour lui, qu'il perdait son sang- froid; le violent désir qu'il avait de réussir lui troublait la tête.
Maurepas savait à quel point Paule était renseignée sur sa complicité dans les crimes de Lucien. C'était donc pour lui une affaire personnelle; il s'agissait de son salut tout autant que de celui de son complice. Aussi il appela à son aide toutes les ressources de son esprit, et c'est d'une voix atterrée qu'il donna à Lucien les quelques conseils qui se présentèrent à son esprit.
« Avant tout, il faut courir chez le banquier de ta belle-sœur. Si elle ne s'est pas encore fait reconnaître, on te croit toujours le gérant de sa fortune. Tu réaliseras, sous un prétexte quelconque, le plus d'argent que tu pourras; tu l'apporteras ici. Ce sera une ressource nécessaire, car il faudra fuir sans doute.
— Oh! pas avant d'avoir lutté jusqu'au bout! Crois-tu qu'il est impossible d'avoir raison de cette femme?
— D'elle, je ne sais pas; quoique je la crois bien forte, sais-tu? Mais il y aura son cousin Montfuçon, sa sœur. Tu ne doutes pas qu'elle ne les emploie contre nous.
— Peut-être a-t-elle couru les rejoindre?
— C'est peu probable, reprit Maurepas. D'ailleurs, un voyage en Chine seconderait mal ses projets de vengeance ; elle veut se venger.
— Je le sais, dit Lucien.
— Il est probable, il est certain, reprit le vicomte en s'animant, qu'elle fera venir son cousin et sa sœur.
— Mais l'entreprise colossale de Jean ne s'abandonne pas si vite.
— Peut-être; mais du moins Louise de Sivry est libre; sois assuré qu'elle répondra vite à l'appel de sa sœur. Je parie que si nous surveillons les paquebots de Chine arrivant à Marseille, nous la verrons sous peu. N'oublie pas d'attendre Louise de Sivry à Marseille; mais auparavant cours chez ton banquier et viens mettre à l'abri, chez moi, tout l'argent que tu pourras te procurer. Tu me tiendras au courant; quand le péril sera certain, nous nous déroberons. »
Ce que Maurepas n'ajoutait pas, c'est qu'une fois en possession de cet argent il comptait bien fuir, dès que l'horizon deviendrait trop menaçant,
sans attendre Lucien, qui le retarderait et le compromettrait dans son départ.
Lucien était seul à attendre M"c de Sivrv sur le quai de débarquement.
Il la reconnut bien vite, malgré les changements causés dans sa personne par douze années de séjour en Chine.
Après un mois et demi de recherches incessantes, il venait d'atteindre un de ses buts : trouver Louise et, par elle, Paule. Et c'est pourquoi, malgré l'imminence du péril, Lucien s'assit, plus calme, dans l'express qui le conduisait à la suite de Louise vers le lieu où se cachait Mme Grauville.
Il la suivit à Y hôtel du Grand-Chef et, avisant le portier, il voulut lui demander quelques renseignements. Celui-ci portait les malles, mais ne remarquait rien. Les garçons, affairés par le déjeuner dont l'heure approchait, ne pouvaient s'attarder longuement. Seule la femme de chambre chargée du couloir du premier put satisfaire sa curiosité.
« Mmc Grauville est ici pour longtemps, monsieur; elle a reçu sa sœur, mais je crois qu'elles attendent toutes deux quelqu'un d'autre ici. »
« C'est Jean, pensa Lucien; mais elles ne retarderont pas jusqu'à cette arrivée les manœuvres contre moi. »
Et il reprit à haute voix :
« Mais avant l'arrivée de sa sœur, elle devait bien s'ennuyer?
— Au début, elle avait la petite Mllc Murillonne; puis après elle allait voir la supérieure.
— Quelle supérieure?
— Celle du couvent de Sainte-Elisabeth, dans lequel on a mis l'enfant. Mais, ajouta la femme de chambre, comment ne le savez-vous pas, vous qui paraissez si bien connaître ces dames?
— Je l'avais oublié, répondit vivement Lucien. Cette pauvre petite a dû avoir bien du chagrin d'être mise en pension?
— Pas plus que madame, allez! Puis on avait peur qu'elle se sauvât, au commencement. La supérieure ne voulait pas qu'on la laissât sortir; mais madame a exigé qu'on la laissât se promener toute seule dans les boiSi C'est drôle, n'est-ce pas? la petite fille d'une dame si riche qui s'en va ainsi, comme une vagabonde. Au commencement, cela amusait les gens du village; on allait la regarder par curiosité au travers des branches, vers huit heures du matin, heure à laquelle elle sort. »
Cette enfant dont on parlait était certainement le petit être sauvage e( vagabond qu'il avait tenu, et il n'y avait pas longtemps, au bout de son fusil dans les bois de Montflanquet. Mais il bénissait le Ciel, en ce moment,
d'avoir mal visé et d'avoir manqué la petite, car elle allai! lui servir et lui permettre de tenir Paule en son pouvoir.
La femme de chambre, en lui fournissant ces explications détaillées,
« Comment s'appelle cette petite tille, -Monsieur? » dit Murillonne.
avait aidé au plan qu'il échafaudait depuis quelque temps dans son esprit, sans trouver le moyen de l'exécuter.
Il avait songé, à Marseille, à s'emparer de Louise, et c'avait été impossible. Elle le connaissait trop bien; elle était trop sur ses gardes pour que cela lut réalisable. Il voulait toucher le cœur de Paillette, en ayant en son pouvoir quelque chose qui lui fût très cher.
Le hasard faisait bien les choses ; il lui jetait entre les bras cette enfant dont Paule s'était « toquée » d'autant plus fortement qu'elle avait perdu sa petite Rose-Thé.
Il l'enlèverait donc; puis, une fois l'enfant prise, il écrirait à Paule pour lui demander, en échange de la liberté accordée à Murillonne, l'abandon de toute la fortune des Grauville et l'assurance d'une complète impunité. Il ne rendrait Murillonne qu'à cette condition, et il avertirait Mme Grauville qu'il étranglerait la petite de ses propres mains, si on manifestait la moindre velléité de l'arrêter.
Il s'agissait d'agir vite et bien.
Plusieurs jours de suite, à huit heures du matin, il se rendit à l'endroit où la petite avait l'habitude de venir vagabonder.
A la fin il la rencontra, il l'aborda, lui demandant la route du couvent.
« C'est bien simple, monsieur, suivez tout droit ce chemin creux; vous prendrez la première route à droite, et vous verrez le couvent devant vous. Je connais d'autant mieux le chemin que je viens moi-même du couvent, où je suis pensionnaire.
— Gomment! mademoiselle, vous êtes pensionnaire au couvent de Sainte-Elisabeth? fit-il hypocritement, en poussant un soupir. Quelle peine je vais lui faire à votre petite compagne! Songez que je suis chargé de lui annoncer que sa bienfaitrice est très malade. Celle-ci a fait hier une grande promenade en voiture avec des parents qu'elle attendait de loin, très loin; la voiture a versé dans un fossé, et la pauvre dame a eu la jambe cassée et la figure abîmée. Elle souffre, elle pleure, elle appelle sa petite fille. Alors moi, son médecin, je lui ai promis de venir la chercher et de la reconduire. Et c'est pour cela que j'étais si malheureux de ne pas trouver mon chemin, et que j'étais si heureux de vous rencontrer!
— Comment s'appelle cette petite fille, monsieur? dit Murillonne, s'avançant pâle, les lèvres serrées, les mains tremblantes.
— Elle s'appelle Murillonne. Cette dame est Mmo Grauville, et je suis son médecin.
— Oh! monsieur, c'est moi, Murillonne. Emmenez-moi près de la dame, monsieur le docteur, vite! vite!
— Pas avant, mon enfant, d'en avoir demandé l'autorisation à Mmo la supérieure. Je ne voudrais l'inquiéter et la tourmenter pour rien au monde, quoique cela nous retardera beaucoup...
— Alors, monsieur, partons vite, sans y aller! La dame ne dira rien, je vous assure; je vous en supplie, partons! »
Elle supplia tant le bon docteur, qu'il eut l'air de céder à ses cris, à ses larmes et que, la menant par la main, il se dirigea avec elle vers le village de Bellevue. Là il fit atteler une voiture de paysans et y monta avec l'entant, pour aller à Remich, où l'accident s'était produit.
On avait transporté, disait-il, Mm0 Grauville dans un hôtel. En traversant cette ville, l'enfant fut très étonnée de voir qu'on ne s'y arrêtait pas; mais comme elle vit qu'on se dirigeait du côté du pont qui séparait les deux villes de Neunig et de Remich, comme un pont sépare Mézières de Charleville, Tarascon de Beaucaire, elle ne fît point d'observations et songea qu'elle trouverait Mmc Grauville à Neunig. Les deux localités étaient si rapprochées, qu'on prononçait indifféremment un nom pour l'autre.
Lucien fit arrêter la voiture à la gare, prit, malgré les protestations de l'enfant qui commençait à trembler, deux billets pour Trêves et la poussa violemment dans un Avagon.
Elle cria, pleura; Lucien l'appela : « Vilaine, raisonneuse, mauvaise tète! » et la frappa même violemment au visage. L'enfant fut si révoltée par ce procédé auquel rien ne l'avait habituée, qu'elle voulut se jeter par la fenêtre ouverte du compartiment. Lucien n'eut que le temps d'en relever les glaces.
Hélas! Mmc Grauville avait encore une fois perdu son enfant!