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UNE PROMESSE

René dormit peu. Ses pensées allaient de M^»' Pasche à son oncle, et de Rosette à Jenny. Par moments, il se considérait comme abandonné de tous, môme de la jeune ûlie que, par des amitiés déplacées, ou, en tout cas, trop libres, il avait entraînée dans un sentiment si vif à son égard. Au lieu de se dire que tous pensaient à lui et désiraient son bonheur, il croyait que personne ne l'aimait. Sa présomption, son orgueil, le rendaient injuste et aveugle. D'autres fois, il s'avouait qu'il s'y était mal pris avec tous, et que c'était sa faute s'il se trouvait dans l'embarras. Alors il soupirait et se demandait ce qu'il fallait faire. Un autre, à sa place, eût cherché à élever son cœur à Dieu, dans un sentiment de regret, de repentance et

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