‹ Rosette: ou, La danse au village; nouvelleChapitre 83 sur 177 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

— Eh bien, on verra. Je ne demande pas mieux que de vous être agréable.

Là*dessus , ils soupèrent de médiocre appétit tous les trois. Quand ce fut fait , M"»« Pasche ayant été un moment dans sa chambre , René profita de l'occasion pour dire à Rosette :

— Vous retirez ce que vous m'avez dit en venant?

— Je n'ai rien à retirer. Je vous ai parlé franchement. Prouvez-moi votre affection d'une autre manière. Tant que vous êtes le même, je reste la même; c'est-à-dire que je ne promets rien et ne donne rien.

— Je crois vraiment que mon oncle vous a ensorcelée.

— C'est possible. En très peu de temps j'ai fait bien des réflexions.

— Je m'en aperçois.

— Faites- en aussi, René, et de bonnes, dit-elle en lui tendant la main. Vous voyez que je ne suis pas encore si méchante.

— C'est vrai , dit-il en gardant la main donnée si généreusement ; mais il faut m'assurer que vous retirez vos affreuses paroles.

— Ce que j'ai dit , vous méritiez de l'entendre , fit Rosette en sondant le regard du jeune homme. Tâchez qu'il en soit autrement à l'avenir.

M™« Pasche rentrait vers eux. René laissa tomber la main de Rosette , dit un bonsoir quasi hautain , et s'en alla chez lui.

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