LE PRÉSENT SIÈCLE
En fille active, Rosette se mit tout de suite à soigner les restes du souper et à lever la table, pendant que sa mère la questionnait sur les garçons avec lesquels elle avait dansé. M<"® Pasche ne voulait pas, le soir même, lui parler de l'ouverture fort étrange des JuUiard. Rosette devait être fatiguée et avait besoin de dormir en paix. Mais la fatigue morale, le travail de la pensée, étaient plus forts chez elle que les résultats physiques de Fexercice auquel elle s'était hvrée. Dans son âme et dans son cœur, la danse était condamnée, malgré le plaisir qu'elle y avait d'abord trouvé. Puis, ce que René lui avait appris sur sa mère et sur Amy Lorand, n'était guère propre à calmer son esprit. Ce qui ne s'était pas fait dans leur jeunesse, pouvait avoir lieu mainte-