‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 113 sur 149 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

elle sera à la merci de celui qui lui offrira une situation, de l'argent...

BOLARD.

Diable! Il est clair que... Est-ce que je la connais?

GEORGES

C'est elle que tu as aperçue chez moi, sur la terrasse.

BOLARD.

Hé! Je te comprends parfaitement... .le comprends aussi Hélion...

GEORGES

La pensée qu'elle sera un jour à cet

être-là, me met hors de moi. Cela me

donne des attaques d<; dégoût, comme on

a des attaques de nerfs. Et je ne peux pas

me défendre!... Tu ne trouves pas que le

manque d'argent vous donne l'impression

de la captivité? Il me semble que je suis dans une cage et que je me heurte la tête à des barres de fer, chaque fois que je fais un mouvement.

BOLARD.

Enfin, tu iras jamais autant regrette de n'avoir pas cent mille francs de rentes...

GEORGES

Tu n'envies pas les gens riches, toi?

BOLARD, raillant.

Du tout! Je les aime, au contraire. J'espère en être à mon tour, et je m'admire en eux, par avance.

GEORGES-

Moi, j'ai des périodes de résignation,

mais j'ai aussi mes heures décolère. Quand

je pense à ce que je pourrais faire avec un

peu d'indépendance el de fortune, et que

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