‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 80 sur 149 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

je trouve encore plus triste que les autres jours, avec ses cloches et ses bruits de fête. . . Vous, vous allez rentrer chez vous, en prenant une figure vaillante, pour ne pas laisser deviner votre peine à tous ces gens qui vous regardent ; moi, je vais aller m'enfermer dans mes livres, et je songerai à VOUS... (s'approchant d'elle en lui prenant la

main.) Rosine !

Il l'attire légèrement à lui.

ROSE, se dégageant brusquement et riant d'un rire nerveux.

Ah ! voilà que nous devenons un peu fous, tous les deux, je crois! Nous sommes de vrais enfants qui nous attendrissons parce que les cloches sonnent. Pour me maintenir dans la position où je suis, j'ai besoin de tout mon sang-froid et je n'ai pas le temps de pleurer ni de rêver. Tout

ce qui m'est arrivé avant l'heure où nous sommes, je veux l'oublier, et entre hier et aujourd'hui, il y a un abîme: c'est la nuit que j'ai passée et les réflexions que j'ai faites. (Eiie lui tend la main.)Au revoir!

GEORGES

Vous ne voulez pas que je sois votre ami, Rosine ?

ROSE, secouant la tôte.

Non.

GEORGES

Vous ne voulez pas que j'aille parfois causer avec vous, quelques instants? Vous serrer la main? prendre de vos nouvel 1rs. quand je serai prés de votre maison?

rose.

Non, je ne le veux pas. Il ne faudra

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