‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 97 sur 149 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Voilà ce que c'est de ne pas m'être indignée tout à l'heure, et d'avoir un peu plaisanté!.. Vous êtes convaincu que je suis prête à vous céder... Non, monsieur Hélion, et en parlant sérieusement, cette fois-ci, votre proposition ne me tente pas du tout. Si vous le voulez bien, nous n'y penserons plus, et je ne conserverai même aucun mauvais sentiment contre vous, car vous auriez pu, riche comme vous l'êtes, me parler avec plus de brutalité et plus de dédain. Vous ne l'avez pas fait, et j'aurais presque envie de vous remercier... (Riant.) Vous voyez que j'ai Iran caractère !

HÉLION

Je vais être liés malheureux, moi, sans en avoir l'air!

ROSE

Bah!

HÉLIOX.

Un mot, Rose, un seul mot !.. Non ? — Mais ce n'est pas de la vertu, cela, c'est de l'inexpérience !

ROSE

Oh ! je ne protends pas être vertueuse ; mais, malgré ce que j'ai fait, il me semble que tous les sentiments qu'ont les honnêtes femmes, je les ai encore à peu près, moi aussi.

iiéliox.

On peut être honnête femme et ne pas vouloir se résigner aux privations, à la misère!.. Vous aurez beau combiner, lutter, vous débattre, une femme comme vous n'a qu'une ressource, elle n'en a pas

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