‹ RosslawlewChapitre 14 sur 18 · LA DÉCLARATION DE GUERRE. STQ · texte numérisé non relu

LA DÉCLARATION DE GUERRE. STQ

mestiqucs à la plus légère faute dont ils se rendaient coupables. J'en fis robscrvation à Ilmenew; mais celui-ci me répondit avec le plus irrand sanir- froid du monde : Eh! mon cher monsieur, que pouvez- vous attendre de lui? C'est encore un enfimt; les années le rendront sage. Ne trouves-tu pas, Rosslawlew, que nous ferions bien de dire la même chose de nos prétendus Russes civilisés, et de les traiter en enfans qui deviendront sages avec le temps... Mais je vois venir notre hôte. Regarde, mon ami, comme il est agité... — Qu'as-tu donc, Nicolas Stepanov/itsch, ajouta-t-il en allant à sa rencontre.

— Ce que j'ai ! répondit Ischorski d'une voix étouffée; rien, absolument rien..., si ce n'est que je suis à jamais déshonoré, anéanti , enterré vif I Rien que cela.

— Et comment donc?

— Vous faites bien de le demander!... Ah ! saints du paradis!... souffrez au moins que je respire ! . . . les imbéciles ! les chiens ! les scélérats !

— Tu m'effraies. Dis-moi ce qui est arrivé. — Une bagatelle! te dis-je... Tous mes soins,

toutes mes peines, toutes mes dépenses sont au

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diable!... Mais je saurai le retrouver! voilà, pardieu, un savant docteur! lui, un docteur! ce n'est qu'un méchant barbier!... Dès aujourd'hui, il sortira de chez moi.

— Ah! ah! il paraît que c'est de ton hôpital qu'il s'agit.

— De mon hôpital! de quel hôpital? Je ne veux plus avoir d'hôpital!... Dès demain, je fais démolir ce maudit hôpital : je ne veux pas qu'il en reste pierre sur pierre.

— Mais dis -nous au moins la cause d'un si grand courroux.

— La cause, frère, c'est qu'on m'a fait un chagrin mortel, voilà tout. Figure-toi! Je fais voir tous mes établissemens à mes convives; l'hôpital a son tour : nous entrons d'abord dans la pharmacie ; la société se récrie sur le bel ordre qui y règne. Les boîtes, les bocaux, tout était rangé comme des soldats à la parade. Cela faisait plaisir à voir! Le maréchal de la noblesse m'accablait de complimens : j'étais, me dit-il, le bienfaiteur du cercle, un propriétaire éclairé; cet établissement faisait le plus grand honneur à tout le gouvernement, etc.. Moi, je m'inchne; je remercie, et je me dis en moi-même : — Attends, mon ami, tu verras bien autre chose en-

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