‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 112 sur 168 · DIFFERENCE · texte numérisé non relu

DIFFERENCE

EHTRE 182I-1856 1856-1906

Pour 100

Pour 100

— 3o,fi

Palais de Justice, Vieux Mar-

clié, Préfecture.

Saint-Ouen, Lycée, Musée.

Cathcdrale, Bassc-Vicille-Tour Mariai II ville, Saint-Hilaire.

Ri%e droite à l'e\lcricur des

Ijoulovards.

Saint-Scver.

La déconcentration s'accentua par la suite. En 1906, les cinquième et sixième cantons comptent ensemble 52 pour 100 de la population rouennaise, tandis que les A premiers ont chacun 10 à 12 pour 100. Le nombre total des maisons diminue au centre, il augmente dans les faubourgs ; à Saint-Sever cet accroissement est de 19^,0 pour 100. Semblablement le nombre des maisons vacantes est de 10 pour 100 dans le premier canton, de 5 pour 100 seulement dans le sixième. Cette progression constante des faubourgs est uniquement atlribuable à la fonction industrielle. Certaines rues des cinquième et sixième cantons sont exclusivement ouvrières. On y trouve à peine i 5 pour 100 des maisons qui ne soient pas habitées

par des artisans directs du coton ou par les ouvriers des fabrications annexes'.

Cependant la déconcentration industrielle n'est pas uniforme et égale. Les fabriques manquent dans les quartiers Bouvreuil et Beauvoisine trop en pente pour se prêter au déploiement des nouvelles usines et cependant très peuplés par les rentiers et les employés. La fonction industrielle s'allonge le long de l'Aubette et du Robec jusqu'à Darnétal, le long de la Seine au bas delà côte Sainte-Catlierine jusqu'à Eauplet ; elle rejoint Déville et la vallée de la rivière de Clères en contournant le mont Saint-Aignan. Au sud de Saint-Sever, elle est particulièrement dense, elle forme un tout compact avec Petit-Quevilly et Sotte ville. Dans le méandre rien n'arrête son extension. La ville prendrait la pliysionomie dune étoile dont les rayons divergent suivant des angles inégaux au centre si la fonction commerciale ne a enait insensiblement combler les vides et s'établir dans les prés et les prairies, derniers vestiges de la fonction agricole. Les prairies de Grammont et du Claquedent, les jardins maraîcbers de Cauchoise disparaissent ainsi insensiblement.

JNéanmoins, au commencement du xx" siècle, Rouen est très différenciée en ses différentes parties. Elle est conforme au type des cités modernes très évoluées. La fonction commerciale demeure confinée autour du noyau fondamental, dans le centre historique. La fonction industrielle est répandue dans les faubourgs, elle attire insensiblement les communes suburbaines. Les organes de l'agglomération sont constitués ; ils ont chacun leur rôle propre.

IIL — Les ohc.anes de Rouen.

Du déplacement constant de la population du centre vers la périphérie résulte une conception nouvelle de

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