‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 113 sur 168 · I. Lieudol: i>.')H. [). Sa; A. S. 1.: M recens', itjoO · texte numérisé non relu

I. Lieudol: i>.')H. [). Sa; A. S. 1.: M recens', itjoO

S/j/i LA VIE DE ROUEN

Rouen. Ramassée à l'intérieur de son enceinte, pendant de longs siècles, la ville a vécu sur elle-même. C'était un tout complexe où les différentes fonctions à peine séparées se pénétraient continuellement. Sans doute le commerçant habitait plutôt le centre et le producteur aux abords des murailles, mais l'espace très restreint de la circulation les ramenait constamment en contact. L'immobilité de Ihabitat. conséquence des conditions stratégiques, des règlements corporatifs et municipaux, condamnait la métropole à se développer en hauteur. Le centre dominait le cercle des remparts parce qu'atout moment, il en était assez proche pour embrasser les limites. lUen de tel dans le Rouen moderne.

La cité est encore pendant le jour le cœur de la ville : mais son rôle a changé. Les grandes firmes des grands marchands se sont éloignées. L'octroi, la poste, la douane, les banques, les bazars, les assurances y représentent les derniers vestiges de la fonction commerciale. Ils se sont groupés autour de la Maison de Ville, de lliotel delà Préfecture, du Palais de Justice. Par ailleurs la multiplicité des relations économiques et sociales entretient dans la cité une circulation intense. Aussi tout le petit commerce est-il resté fidèle au centre urbain. Il s'échelonne, comme jadis, autour des axes qui ont fait la fortune de Rouen : la rue Grand-Pont et la rue du Gros-Horloge. Mais, du fait de la centralisation excessive, les terrains y sont très chers. La population s'y répartit en hauteur. Sur l'ensemble de la ville, les quatre premiers cantons contiennent 35 pour loo des maisons à 3 étages, 69 pour 100 dos maisons à 4 étages, 91 pour 100 des maisons à 5 étages. Les places, les jardins sont rares : lespace leur a été parcimonieusement mesuré. Les rues, à l'exception des artères principales, sont petites, biscornues, mal aérées, mal éclairées'. Les arbres n'y poussent pas, les hommes y vivent mal ; ils émigrent la nuit vers des quartiers

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