‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 18 sur 168 · II. — La Forêt · texte numérisé non relu

II. — La Forêt

Dans leur ensemble, les forets de la région rouennaise paraissent avoir subi peu de changement depuis le xvi* siècle. La carte de.lollivet, en 1 545, indique sensiblement les mêmes contours que la carte de l'Elat-major. Le déboisement fut surtout l'œuvre des gallo-romains, des grandes abbayes du vu" siècle, de la population croissante et forcée de chercher des terres culturales au xiii*" '.

Farin rapporte que 200 ans avant J.-C, llouen était une bourgade sur le bord de la Seine et environnée de forêts (fig. 5). Les anciens Druides y célébraient leurs sacriflces^ S'il est impossible de vérifier actuellement cette assertion, au moins pouvons-nous avoir une idée de la sylve médiévale par l'emplacement et les travaux des grands ordres religieux qui ont opéré sa conquête. Etablis hors la ville, au contact de l'enceinte, les monastères avaient surtout pour but de substituer aux forêts improductives des terres culturales et des paroisses infiniment plus rémunératrices. Pour des raisons de sûreté, ils attaquèrent d'abord les lisières les plus voisines des agglomérations.

Sur la rive gauche, la forêt du Rouvray s'étendait jus- (ju'à la Seine. C'était un bloc de C 5oo hectares environ^. Il occupait la région des sables et des graviers pliocènes. Le sol, médiocre pour la culture, ne paraît pas avoir tenté les ordres religieux. Les premières donations datent du milieu du xn" siècle. Henry II d'Angleterre abandonua

Page 1