‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 30 sur 168 · Sion : 3in, p · texte numérisé non relu

Sion : 3in, p

sable de Sologne, limon. Elle est rudimenlaire ou nulle sous les dépôts marins : sables de Braclieux, calcaire grossier, sables de Fontainebleau '.

En deliors de l'argile à silex, le groupe néozoïque débute dans la région par les sables de Braclieux (étage tlia nélien). Ces dépôts ne forment jamais en surface qu'un placage de faibles dimensions ; ils ne peuvent avoir une certaine épaisseur que dans les fonds des poches crayeuses et quand ils sont recouverts de sédiments plus jeunes. Dans ces conditions, leur masse peut atteindre 8 mètres au Mont Saint-Aignan. ii mètres h Boisguillaume". Le Miocène a laissé des traces plus importantes. Ce sont des sables, formés de quartz émoussés, parfois anguleux, empâtés dans une argile kaolinique, le plus souvent enfoncés presque verticalement dans les poches de la craie \ Les sables tertiaires, bien qu'ils aient été utilisés par les anciens potiers et par les briquetiers actuels, ont eu un intérêt très relatif pour l'agglomération urbaine.

La période pléistocène, caractérisée par une activité exceptionnelle des agents extérieurs, a vu se constituer les masses limoneuses si imposantes dans toute la Normandie oi'ientale. Dans les briqueteries, autour de Rouen, quand toutes ses couches sont représentées, le limon comprend le plus souvent trois divisions. A la base, au-dessus d'un lit de cailloux anguleux, se trouve un limon compact, rougc-brun, sans aucune trace d'industrie humaine ni aucun débris d'ossements. Il fournit la plus grande partie de l'argile exploitée pour la construction. Un second cailloutis parsemé de silex chelléens et moustériens sépare cette première assise d'un limon fendillé semblable au limon du Nord de la France. Enfin, au-dessus d un nouveau lit de cailloux anguleux vient l'assise supérieure, formée d'un

I. De Lapparent : 5/, p. Suô, 3io; Dollfus : 36, p. 88^, 896; Lemoinc: ■'>3. p. ^59 à 46i.

a. Dollfus: 43. p. 3i8, vX 3t). VU, p. 3; Lcmoine : 52, p. /i56.

3. Dollfus: 42- p- 320, el 3(). VII, p. 8, et /40. p. b!xt\, ôâa, 553; Douvillé : 4^, p. ■yio ; Jourcly : ^7. p. 189 ; Fortin : 45, p. 68, 71.

limon jaune, sableux, calcarlfère, peu argileux et dont la partie la plus élevée est altérée par le contact de la terre végétale. Pour Tuliliser on doit le mélanger au limon plus par de l'assise inférieure. Les ouvriers Tappellent tantôt sable, tantôt argilelte, tantôt terre à renard. Suivant le nombre des couches représentées, le limon se présente sous des épaisseurs variables, depuis 2™, 26 auPetit-Essart jusqu'à 12 mètres ù Blosseville-Bonsecours^-

En dernière analyse, les plateaux de la région rouennaise nous apparaissent comme recouverts de trois sortes de sédiments. Au sommet des crêtes, la décomposition de la craie a entassé l'argile à silex ; dans les poches de la surlace, l'érosion a accumulé les sables; sur les plaines, le ruissellement a constitué de fortes épaisseurs de limon. Au point de vue des ressources qu'ils pouvaient fournir à l'agglomération voisine, ces dépôts ont formé des sols de valeur économique très diverse, mais toujours supérieure aux terres ingrates de la vallée.

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