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Malgré tous ses efforts, lad-
évalué au tiers des besoins ', ministration impériale n'arriva pas à résoudre le problème. Au début du xix* siècle, à 1 exception de quelques communes voisines des terres limoneuses de la Haute-INorman-
FiG. 7. — Récolle du hic en 1810.
(Échelle, I : 5oo 000.)
die, la grande majorité des municipalités de la région rouennaise accuse un déficit énorme de leurs récolles en grains (fig. 7). En i8i5, il manquait 20 (383 tonnes de blé pour
I. De Beaurcpaire : i53. p. 56 à 58; Miromrsnil : .'ioi, p. 3, i65, 208; A. S. I. : C io3; fl 218; L 2383; M. Slalis., an Mil; A. Xat. : C. ai68.
faire face aux besoins du seul arrondissement de R(juen '. Par la suite, les cultivateurs de cette contrée demeurèrent étrangers auxamélioralions agricoles, à la suppression des jachères, au changement d'assolement, à linlroduclion des engrais et des machines qui modifièrent si heureusement la culture dans les autres cantons du département. Dans la première moitié du xi\* siècle, tandis que les paysans du Caux et du Vexin demandaient la libellé d'exportation pour leurs récoltes trop abondantes, la ville de Uouen ne pouvait trouver sur les plateaux environnants le grain nécessaire à ses habitants. Elle était réduite à des importations provenant des provinces voisines ou même de pays étrangers". Actuellement la situation est la même. Sans doute la production a augmenté ; le rendement à l'hectare est de 23 hectolitres en moyenne et le poids de l'hectolitre est passé de 75 à 79 kilogrammes. Mais le produit des récolles n'a pas suivi la croissance prodigieuse de la population et 1 importance nouvelle du marché rouennais. Les minotiers de la cité ont étendu leur clientèle au-delà des limites de l'octroi. Ils ne peuvent se ravitailler dans les seules fermes de l'arrondissement et sont obligés d'importer annuellement plus de 100 000 tonnes '. Le bétail a mieux profité des progrès de la technique agricole. Jusqu'au xix" siècle sa situation avait été précaire. Bien que la coutume de Normandie accordât le droit de vaine pâture, pendant six mois de l'année, sur les terres d'autrui en jachère ou après la moisson, l'extension des forêts, la division et la clôture des propriétés rendaient impossibles la transhumance ou l'élevage. Seuls les abbés ou les nobles, possesseurs de grands domaines, pouvaient nourrir de grands troupeaux. A Bois-l'Évêque, au xiu'' siècle, les i;eligieu\ de Heaulieu faisaient paître
1. Dejean : 283, p. 177; A. S. 1. : M. slalisliqnc, an X, 181 1, 1812, r8i5, 1816; A. Nal. : F'c III, S.-Inf. ; F'» V, S.-Inf..
2. Chaplal: 186, I, p. 173; Marchand: <V*. p. n'a; B. S. Agr., VIII, p. 420; IX, p. 22; XXIV, p. i5/i; A. S.I.: M. Statis., 1826, i836, i848.