‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 46 sur 168 · I. Denis: ii8, cartes; X. X.: i5o, p. i3, i · texte numérisé non relu

I. Denis: ii8, cartes; X. X.: i5o, p. i3, i

LES CO>DITIO>S DU TRANSPORT IIQ

directe des voyageurs. La corporation des hôteliers comptait plus de 55o membres ; au xviu'^ siècle ils s'opposèrent à la création d un dépôt général des marchandises, demandé par la chambre de commerce '. Toute une population vivait à Rouen de la route. Cette concurrence amena la diminution de la durée et des prix des voyages. Bien que le centre routier de Rouen ouvrît des communications sur toutes les directions, toutes les voies n'avaient point la même importance. Rouen, métropole d'une des provinces les plus riches du royaume, à proximité de la capitale, avait surtout des relations continuelles avec l*aris. Cette ligne possédait, dès le xvi" siècle, un service très achalandé. Le trajet ne dépassait pas deux jours, son prix avait pareillement diminué. Les coches ne devaient pas transporter plus de 8 voyageurs, chacun n emportant que lo livres pesant. Quelque temps plus tard on établit des départs périodiques sur Dieppe d'oii Rouen tirait le poisson de ses repas. Ce furent longtemps les deux axes principaux du mouvement. A la fm du xviii* siècle, la liste générale des postes indique un courrier par jour sur la route de Paris par les plateaux, 3 par semaine sur la roule de la vallée, i sur le Havre, 3 sur Dieppe, i sur Caen. Les messageries se trouvaient réparties de même manière. La multiplicité des transporteurs eut une influence bienfaisante sur les voyages. Après la réfection des routes par les Ponts et Chaussées, le trajet de Paris à Rouen se faisait en i 7 heures et coûtait 19 livres 10 SOUS". Une diminution plus grande encore eut lieu sous la Restauration. Le cailloutage et le pavage de toutes les communications, le prodigieux essor de l'industrie cotonnière accélérèrentetmultiplièrcntles services de transport : ')X^ maisons rouennaises s'occupaient de roulage. Le

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