I. Flachal: /5/. p. 288; A. Xal. : (',' ')oa
a. De Beaurepairc: 182, p. /|2f); Van Hioma: ijj. p. 82, 83; A. S. I. C858
verrerie, de rhum el de sole. Dès 1710, les sorties atteignaient à peino le sixième des entrées.
Actuellement, elles ne dépassent pas le neuvième. Les progrès de l'industrie du sucre, du chocolat, des salines, ont changé, pour ces denrées, le sens du mouvement commercial. Elles figurent maintenant à la sortie. C'est une des exportations les plus intéressantes du commerce régional (65 000 tonnes). Par ailleurs, des métaux travaillés, des matériaux de construction (plaire de Paris, craie de Rouen, ardoises et tuiles de Bourgogne), des produits pour la verrerie (sables de Fontainebleau) ou pour la porcelaine (kaolins du Limousin), des graines de semence, des fourrages en balle, surtout des fûts vides, telles sont les principales marchandises chargées à Rouen à destination d'Angleterre et de nos colonies. Le transit si important à la remonte est négligeable à la descente. Rouen s'oriente définitivement vers sa fonction de courtier régional. La ville devient une place d'importation*.
C'est là la caractéristique la plus accusée du port. La plupart des navires redescendent sur lest après avoir débarqué les approvisionnements destinés aux pays d'amont. En 1909, sur /i 160000 tonnes aux importations, 2 63^000 tonnes ont remonté vers l'intérieur de la France avec les destinations suivantes ^
Mantes, l'Eure, Conflans, Argentan, la Briche, ?>euilly. 522 ooo tonnes.
Puicaux, Paris, La Vilkttc, .Vnbervilliers, Pantin. . . i 887000 —
Oise, Marne, l'Est. . . * 218000 —
Canaux du Nord et l'Escaut 1 1 000 —
Yonne, canaux de Bourgogne et du Centre 54 000 —
a 687 000 tonnes.
En réalité les importations de la cité normande dépendent étroitement de son hinterland commercial : tous les