‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 6 sur 168 · Sion : .3io, p · texte numérisé non relu

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LA SEINE l5

apports provenant des quantités liquides en circulation sur Tariiile des plateaux sont comjîlctement négligeables. F^a provenance de leurs eaux a donné à rAul)ette, au Uohec et à la rivière de Clères une régularité do régime très appréciée de 1" industrie. « Ces deux rivières, dit (iomboust — commencent à servir la ville et à lui préparer ses draps et autres marcliandises : puis coulant par divers endroits de ses rues, elles font mouvre plusieurs moulins à bled, à foulon, à teinture, à taillandier, à l'huile et autres infinies commodités sans lesquelles Rouen n "aurait pas de quoi attirer les trésors des pays étrangers. Ainsi l'on peut dire que ces deux petites rivières ont fait la fortune de Uouen'. )) 11 est très rare que les pluies gonllent assez les sources pour produire des débordements. Le fait s'est produit cependant en janvier 1910. Le liobec déborda dans Martainville ; la rivière de Clères arrêtée par les ponts se répandit dans Bapeaume. Des luisseaux taris reprirent leur cours. A Saint-Aubin Epinay, lAubette portée sur les rôles des vingtièmes en 1770 comme débordant et enlevant clôtures et récoltes, était à sec depuis 1845. Elle a recommencé à couler en 1910; son lit, au fort de l'inondation, avait une profondeur de i mètre. Le même phénomène a été visible sur le ruisseau des Longs vallons qui se jette à Maromme dans la rivière de Clères. Mais plus généralement, seules les eaux de ruissellement, les avalasses poussent les rivières hors de leurs rives. La rivière de Clères y est surtout sujette. En 17 16, à la suite d'orages, le presbytère du Houlme fut emporté ; en 1719, les hameaux du Tôt furent dévastés; en janvier 1753. à Cailly, en une heure de temps les bestiaux, les récoltes et les meubles furent entraînés et les habitants réduits à la mendicité". L'orage du 17 juillet 1910 laissa des traces plus durables. Les eaux d'orage coulèrent sur la terre saturée par les pluies précédentes et dévalèrent en trombe du

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