Tougard : .'iii, p. 187; A. S. I. : C 555, ioo4 ; G 5G
iG I.K SITE DE IlOl EN
sommet (les collines. l']lles envahlrciil les vallées de Clères et de la Saiiile-Auslreherllic, commirent d'énormes dégâts à Duclair, au Paulu, à Villers-Ecales, à Baientin, à Pavilly, au lloulme, à Maromme'. Ces accidents ne sont pas fré(|(iciits. De tout temps, les curandiers et les blaneliisseurs ont ('tendu leurs toiles sur les rives des rivières rouennaises sans grandes craintes de leurs débordements. Les inondations d<' la Seine les piéoccuj)aient davantage, aussi les prairies en aval de Dévdle étaient-elles abandonnées. Depuis Darnélal jusqu'à leur conlluent en Seine, les cours inl'érieurs de l'Aubette et du liobec formaient un immense marais, péiiodiquement visité par le fleuve.
Pendant la saison chaude, le débit résiste à l'évaporation. Les archives de la ville signalent seulement tiois années (i i3~. i/|63, i528) où les livières tarirent ; et on put les passer à pied sec. De 1899 à 1901, le ruisseau (lu Becquet, près de Saint-Adrien, s'arrêta de couler, mais pareil accident n arriva pas aux rivières de Rouen. La seule précaution prise jadis par l'échevinage était de répartir Iheure de l'ouverture et de la fermeture des vannes en été pour que les riverains de l'aval n'eussent pas à soufTrir des maigres d'eau causés par les curandiers de l'amonl \
Des rivières aussi paisibles sont rarement louches. D'après lîelgrand. dans les pays de craie blanche, les eaux restent absolument claires pendant 291 jours en moyenne chaque année ; elles sont troubles pendant 5 jours seulement. Aussi n'est-ce pas à la mauvaise qualité des eaux, mais bien aux ordures jetées dans leur lit et aux détritus industriels, ([u'il ihut attribuer les nombreuses querelles des riverains, les innombrables prescriptions de léchc- \iiiage, les ordonnances répétées et souvent vaines au sujet de leur curage '.
Le débit du Hobec, de l'Aubette et de la rivière de