‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 60 sur 168 · I. — La fabrication urbaine · texte numérisé non relu

I. — La fabrication urbaine

(( Pays d'agriculture très avancée, la Normandie orientale fut, au moyen âge, une région réputée pour 1 activité de son industrie'. » Dès celte époque Rouen est un centre pour le travail des textiles et des peaux. La métallurgie reste confinée dans le pays de Bray, aux environs des sables l'errugineux, la verrerie dans la foret de Lyons, à proximité du combustible, la biasserie s'étend dans toute la vallée de la Seine. Par contre, les tanneurs et les mégissiers sonl installés sur le Robec et la Renelle ; leurs statuts remontent au xiv^ siècle. Les seuls tanneurs comptent /jo maîtres faisant valoir 5oo fosses. IjCS cordonniers et les pelletiers possèdent cliacun deux corporations différentes. Bien que le développement de l'industrie du lin et du chanvre ait été tardif parce que, en Normandie comme en Flandre, les paysans ne se vêtaient que de laine, cependant les tisserands et marchands de toiles et toileries dataient leurs premiers règlements de 1290. La draperie rouennaise était plus vieille encore. Si la corporation ne lut instituée qu'en i335, les archives communales signalent la grande activité des laineurs dès 1220. Les monuments ont gardé de nombreux souvenirs de cette importance. Au commencement du \i\^ siècle, l'agneau pascal remplace le léopard dans les armes de la cité. A partir de i3oo, les bergers et les moulons occupent une place considérable dans les scènes bibliques figurées sur le portail de la cathédrale. Au xvi* siècle, le bon pasteur et son troupeau sont sculptés sous la voûte du Gros-lTorloge ; des scènes pastorales décorent les façades des maisons Renaissance, principalement de 1 hôtel de Bourgtheroulde. A celte époque, les maîtres de la corporation des drapiers occupent 3 000 artisans".

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