REVENUS
l'raucs 828 000 597 000 845 000
5 oaa 000
Actuellement, la crise (pie la terre a subie, les frais qui la grèvent par suite de l'absentéisme et de l'augmentation croissante des impôts, la cherté de la main-d'œuvre agri-
cole ont encore diminué les revenus fonciers. La grande propriété est devenue très onéreuse, elle tend à diminuer encore détendue dans l'arrondissement de Rouen. La petite propriété va de 4 hectares pour les arrondissements de Rouen et de Dieppe à 5 hectares et demi pour celui de Neufchàtel, à six pour ceux du Havre et d'Yvetot : la moyenne de la grande propriété est de /jô hectares pour l'arrondissement de Rouen, de 55 et 6o pour les autres. Dans la région même, elle est de 67 hectares à Buchv près du \ exin, de 80 à Clères près du Caux, tandis qu'elle est de 25 à Elbeuf et à Sotteville sur les terres légères du méandre. Là du moins la plupart des propriétaires sont des cultivateurs du heu. Dans les arrondissements de Rouen et du Havre, la grande propriété parait avoir une tendance à se diviser, et si le produit brut et le produit net de la petite culture sont en général, dans le département, inférieurs à ceux de la moyenne et de la grande culture, la petite trouve dans la banlieue des grandes villes une source de revenus très appréciables avec l'industrie laitière et la production des légumes. Le petit cultivateur l'emporte nettement sur le gros fermier par les résultats économiques '.
Malgré cette évolution de la propriété agricole, les placemenls en valeurs innnobilières sont encore recherchés des capitalistes rouennais. Leur activité s'est d'abord portée aux environs de Rouen. Dans les cantons de Boos, de Darnélal, de Grand-Couronne, 12 pour 100 des cotes foncières sont atlribuables aux Rouennais. Mais bientôt leurs relations d alTaires les ont entraînés à s établir à proximité des chaumières de campagne et des fabriques où se préparent leurs tissus. Ils possèdent 6 pour 100 des cotes foncières dans les cantons dcMaromme, de Duclair, de Pavilly sur les routes jadis bordées par les plants des cacheux de navette, 2 pour 100 seulement dans le canton de Buchy, depuis longtemps délaissé par l'indus-