‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 80 sur 168 · I. Matrice gciR-ralc de la propriété fonciÎTe pour iijia · texte numérisé non relu

I. Matrice gciR-ralc de la propriété fonciÎTe pour iijia

que ces litres sont des hypothèques terriennes. A toutes les époques, à côté des gros rapports de l'industrie et du commerce, les Rouennais ont cherché des placements plus certains, plus tranquilles, moins élevés, mais où leur prudence pouvait se reposer. Les valeurs foncières de toute nature ont depuis longtemps attiré leurs disponihilités.

Le temps est loin où les capitaux rouennais se risquaient dans la grosse aventure. Actuellement, en dehors des valeurs textiles reçues en héritage, les fonds détat, les obligations foncières sévèrement garanties et surtout les biens fonciers sont les placements préférés de leurs portefeuilles. Le jour où la navigation long-courrière a abandonné le port fluvial d'accès diflicile pour s'attacher au port côticr plus favorable aux grandes calaisons, ce jour-là, la fortune rouennaise a restreint les limites de son emploi. Née dans le commerce et l'industrie, elle a cessé de se lancer vers les destinations lointaines. Même après que les travaux des ingénieurs eussent rendu la Seine plus navigable, elle n'a pas voulu reprendre les routes triomphales du xv" et du xvi* siècles ; cachée dans la terre, elle a laissé au jeune port du Havre la gloire et le bénéfice des expéditions maritimes. Elle lui a même abandonné le marché du coton, base de la prospérité de ses usines et de ses comploirs. Timorés, avares presque à force d'être économes, les capitaux rouennais ont permis à l'énergie calculée, à la sage hardiesse des négociants ha vrais de fonder et de développer leur fortune, souvent aux dépens de la leur.

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