‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 86 sur 168 · I. L APPROVISIONNEMENT RÉGIONAL · texte numérisé non relu

I. L APPROVISIONNEMENT RÉGIONAL

Au débul. l'irrégularité et la médiocrité des moyens de transport condamnèrent l'agglomération à vivre exclusivement des ressources de la province. Si aux environs immédiats de la cité, les populations trouvaient dilîicilement à se ravitailler, au moins pouvaient-elles se pourvoir plus abondamment dans les régions limitrophes. Les travaux de Léopold Delisle et de M. de Bcaurejjaire ont établi que les grains normands ont longtemps suiFi aux besoins des habitants. Sans doute, les noml)reuses guerres, particulièrement celle de Cent ans. furent des périodes dures à traverser. Plus tard, l'émigration des cultivateurs cauchois et vexinois diminua singulièrement la production des céréales. Mais, dès la lin des troubles, le pouvoir central cherchait à repeupler les bailliages de Uouen et du Caux. L'excellence des limons restés si longtemps en jachères donnait rapidement des moissons abondantes pour peu que l'on s'appliquât à leur culture. Le règne de Louis XII, particulièrement, fut marqué par des récoltes très pj'ospèies. En cas de déficits locaux, les marchands se fournissaient dans les provinces voisines. La voie romaine qui reliait Uouen à Chartres indique des relations anciennes. Au xii'" siècle les Normands de Rouen participèrent à l'édification de la cathédrale de Chartres : le clocher Saint-Uomain de la cathédrale ruuennaise a été copié sur le clocher de la métropole chartraine. Enlln, si d aventure les blaliers se trouvaient pris de couri, léche-

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