‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 93 sur 168 · LIGNE DU NORD · texte numérisé non relu

LIGNE DU NORD

La valeur de cette région d'élevage augmente encore du fait que Rouen est devenue pour la banlieue le grand marché de la viande comme elle l'était déjà pour le froment. En 1901, sur 128 i85 têtes de bétail abattues à Rouen, 620/13, plus de la moitié, l'ont été au compte des communes suburbaines". Cette valeur est encore plus importante qu'elle ne paraît, si l'on songe qu'en 3o ans le poids moyen des bœufs est passé de 600 à 638 kilogrammes, celui des vaches de 000 à Ti'S'j ; celui des veaux de 1 10 à 1 1 7 ; celui des moutons de 60 à 65 ; celui des porcs de go à i07\

Ces quantités répondent au nouveau régime alimentaire de l'ouvrier. Il est de plus en plus carné. En 1 890, la ville de Rouen consommait 63 kilogrammes de viande par habitant et par an ; en 1 901 , elle consomme 9 1 kilogrammes par habitant et par an '. Malheureusement, la demande surpasse

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