‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 94 sur 168 · A. S. I.: M subs., 1873, njo · texte numérisé non relu

A. S. I.: M subs., 1873, njo

^. Panel: 2OH, p. 281; B. mun.: 1902, p. lo^.

l'ofTre et bientôt les salaires ne répondront plus à la hausse des prix. Depuis /|0 ans, elle a été continue. Le kilogramme de viande de bœuf est passé de i fr. 76 en 1876 à 2 fr. 20 en 1910. Il est à craindre que cette élévation de prix se poursuive et que l'ouvrier rouennais soit contraint d'abandonner la viande et de se rabattre sur le poisson.

Les pêcheries de Seine ont perdu toute leur importance pour l'alimentation rouennaise. Au début de 1 Empire, les poissonneries vendaient encore quelques carpes et brochets et plusieurs sommes de lamproie, mais le poisson s'écarte de plus en plus des eaux polluées par les industries riveraines. Enfin, les travaux du chenal obligèrent les ingénieurs de la navigation à supprimer les gords qui soutenaient les lourds fdets en travers du fleuve. En 1875, la prise de 260 aloses fut considérée comme un miracle ' .

Sous le premier Empire, la plus grande partie du poisson de mer consommé à Rouen provient des côtes de la Somme, de la Seine-Inférieure et du Calvados. 11 est expédié par les ports de Cayeux, Tréport, Dieppe et Trouville. En 1801, il se consommait à Rouen pour 280 /io/4 francs de poisson frais. En 1807, les poissons salés font leur apparition dans les statistiques. Rouen reçoit 65 000 kilogrammes environ de morue, 5 000 barils de harengs, 3 600 000 huîtres, /i3o 000 francs de poisson frais". Ces chiffres restèrent sensiblement les mômes au début de la Restauration. 11 fallut la prospérité industrielle pour que le peuple, plus riche, se décidât à se mieux nourrir. Malgré que la marée fut attirée à Paris par les voies ferrées, les mêmes ports envoyaient à Rouen pour plus d'un million de marée. Si les qualités fines prenaient le chemin de la capitale, les harengs, les maquereaux, les

1. B. mua., Y a/jS, p. 3a y. ; A. S. I.: M statis., 1807; A. Nat. : F'H'*' 07/,!.

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