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LES MAISONS 3oi
donnent plus de solidité h l'ensemble. Ce système de construction s'adaptait merveilleusement aux conditions naturelles. Il n'exigeait pas grand effort de transport dans cette région de communications malaisées entre les plateaux 011 s'étendait la forêt et la vallée où s'établissait la ville'.
Des madriers liés ensemble et remplis de terre glaise constituèrent donc à l'origine les matériaux des maisons urbaines. A l'époque mérovingienne, non seulement les habitations privées, mais encore les murs d'enceinte, les édifices, les églises même ne connaissaient pas d'autre appareil. Grégoire de Tours nous apprend qu'en 576, l'église de Saint-Martin-du-Pont, plus tard Saint-Martinsur-Renelle, dans laquelle Brunehaut et son second époux Mérovée trouvèrent asile contre la fureur de Frédégonde, était une bâtisse en planches : « ligneis tabulis fabricata est'. ))
Delaquerrière estime que la pierre ne fut guère employée dans les monuments avant le xi'' siècle. Elle devait pénétrer plus tard encore dans les demeures privées et seulement au rez-de-chaussée des hôtels. La brique, très en vogue sous les Romains, puis abandonnée comme trop coûteuse, devait d'abord reparaître comme soutien des colombes.
Son emploi et l'épuisement des forêts environnantes sont synchroniqucs. Dès les débuts du xvi'' siècle, les Etats de Normandie représentent que les forêts sont dépeuplées de haut bois, et que, sans espoir de repeuplement, il n'y a plus de chênes pour la réparation ou la construction des navires. A cette époque, l'entrepreneur des réparations au Palais de Justice, dans l impossibilité de se procurer les poutres nécessaires dans les forêts environnantes, dut acheter ses bois en Angleterre et en Irlande. Au xvii* siècle, cette importation était passée
1. La fosse : 83, p. 53, 54 ; A.. S. I.: G 483(), 7220, 7815, 7818.