PAUL, JEAN
JXAN.
Que peut donc lui dire cette lettre ? (7est étrange. La surprise ou la douleur est bien grande, qui foudroie ainsi.
PAUL
C'est étrange, en effet. Je soupçonne quelque chose ....
JKAN.
Oui? tu soupçonnes quelque chose? quoi donc?
Trop de légèreté? Elle se serait compromise?
PAUL
Non pas; rien de tel. Son petit cœur est ouvert à Tor plutôt qu'à l'amour, dit-on. Case voit cela ; rarement, par bonheur pour nous; mais trop souvent encore. Yoici ce qu'on affirme. Une femme se meurt, à Lorette. — Elle est peut-être morte à Thenre où je te parie.^ — Cette femme désire voir madame Bucap, pour lui révéler son secret. Le secret d'une femme qui meurt, c'est toujours important. Moi, je tiens la chose de mon cousin le curé. Il m'a même chargé de prévenir madame Ducap. • • •
Ahl ah! Celto femme est peut^ti-o morte, en effet, et cette lettra aurait i-ega son secret poar le transmettre à madame Ducap. Une lettre, ga parle comme la boache.
Et paÎB çtL parte bas et ça arrive discrétemeoL JSiV.
Unis changeons de pfopos. Cette pauvra Gari*tftl« s'en va, c'est bien vrai ?
Elle nous l'a dit elle- mSme, il n'y a pins & 4oat«r>
JBAN.
£t tu ne peux la retenir ?
Je sens depuis nue heure que ce n'eàt plus moi qui la retiendrai.
JEAN
Vraiment? maie ne t'uime-t-elle pas tonjOuCs ?
Paul.
Stle tm'alme moiiig, pent-fitre parce qtte je l'AUfie ptiu.
Elle De te l'a pas dit ?
Lee femmes disent ce qu'elles veulent sans parler.
JKAN.
Et souvent nous parloos beaucoup pour dire ce que noua voudrions taire Paul, veux-tu to m rier ?
PAtJL,
Je n'ai pas une assez grande aisance ^ lui offrir.