JE.1M
Si je te la procurais cette uisauco 7
PAUL
Toi7....toi? Comment ?.... tu es plus paan-e
que moi. Et puis, si Dieu to la donnait, cette aisance, loisserais-tu ëclinppor le bonheur ?
JEAN
Oui, pourvu que tu pusata le suisir.
FAITL, se jetant daas les braa do Jsaa.
mon frère, que tu es bon I Mais pOQrqd'oî Èîe parler ainsi ? Je souffre assez,
JEAN
Bepaiâ le matin Je 7eux te dir6 otou UHfM, «t
Un miracle ne s'explique pan. Mais il d'; a pas miracle ici ; la chose arrive tout natarellement.
Toat natareUementî Je ne dhrioe 'pottft, etvèfai me pai-aitfort exti-aordînairo.... presque 'sarnatBfri. D'oii tombe cette fortune ? Du ciel 7
Da Qiel peut-Stre. . . , par 1*5 mains de mon père. Do toa père î N'ost-il pas mort î
Il wt mort depuia plasioura annéfSs, «s «flM, :%a Oaltfornie, dans les tninoè d'or, «omm* ta 1» aitia. Pauvre père ! c'était pour nous rendrebiTwphirdeaira qu'il avait cntrepiis ce pénible et lointain voyage. Il voulait réparer les pertes subies, reconquérir l'aisaDce perdue. Il voulait do l'or pour sa femme bien aimée, de ï'ot pour Sea enfants chéris. Hiîias ! que n'estil reBt4 avec noua. L'oi- peut-il racbetor la perte de» tendresses du foyer? l'or peut-il faire oublier les douleurs do l'exil ? . . - • Mais un natre jour je te raconterai les ti-av.iux, lea soufTfances et la mort de eet homme do bien, et comment a étéreti-ouvé l'héritage qu'il nous avait formé par tant de Baoriâces. Partout il se trouve des méchants, partout aussi des justes. Le bon grain et l'ivraio sont mêlés dans le champdu mond<3. Après plusiears années, un ami fidèle et dé. voué put enfin découvrir la tombe de mon pare
ri
DXQZIÈUB ACTE. 137
connu. ... Jean, je ne veux rien aocepter de toi que pour l'offrir à Juliette, ta Eœur, mon amie d'enfance.
Faol, flODges-j bien.
FAITL,
Jean, le veux^tu ?
JXAN. •
Si elle le veut.
PAUL
Je serai le meilleur des frôi-es et le plna d^roné des marÎB.
JEAN
Dieu soit looô I viens. (TJs sorteat, Ducap entre.) SCÈNE IX.
M. DUCAP.
Cette lettre.... Ces reproches.... ces menaces.... Qu'est-ce que cela signifie ? Quel est ce mydtôro ? Que m'a<t-ello donc caché, cette femme? Auraitelle oublia tout ce que j'ai fait pour elle ? tout ce qne je lai ai donnât tout ce que je lui ai promis ?....SIle s'est affaissée comme une perM>nne coupable.... Je saurai tout bientSt, puisque le Cura de Loretto vient
DIFXIÉME ACTE. 139
oœnr. Plne d'obetable au bonheur de Jean, plue d'obstacle à mon bonbeur. C'est un rêve, je crois ; je ne suis pas bien éveillé. Beau rêve, qui va durer toujours I.... Et que va dire Corisette ? Pauvre Cerisette, elle va fii-e, je ic jure. Elle n'aura pas la peine
de choisir, c'est le ciel qui s'en charge pour ciie -
Choisir I c'était peut-être fait déji. J'ai cru m 'apercevoir, il y a un instant, que je pesais moins que Jean dans la balance où elle nous tient depuis si longtemps. Eh bien ! tant niîoDX ! (^Cerisette entre.)