SCÈNE XIV
MADAME DUCAP.
Oui, Ce peu. Pren
C'est un calice qu’on me présente, je le'sens. Ah si je pouvais le repousser! refuser de le boirel.... Mais comment le pourrai-je ? .... Si je possédais seule le secret, il ne serait pas malaisé de le taire; il mourrait avec moi.... Si je ne vais point à Lorette.
Je le ve nour, (Æl
cette femme le confiera à d'autre,.... c'est peut-être
fait déjà... Oui, puisque le curé l’a conseillée de me Vous por voir, puisqu'il me mande.... Il l'a peut-être dit à ‘68 ouvrage: Paul son cousin. Tout le monde va le savoir avant CERI moi.... Je m'effraie de rien peut-être. Et s'il s'agit On dirai d'enfants, il y a des enfants qui se rosssemblent et des Mon Per ns accidents qui se répètent.... (Un temps) Je verrais Anth 1e ee
la moitié de ma fortune m'échapper.... et mon autorité affaibliel.... Ah! mon vieux, si tu me faisais une pareille injustice!.... Comment prévenir le
Avez-vous tr
coup, et comment le supporter ? Mais que dira le Oh ! oui: monde si... (Un temps.) Bah! chassons ces pensées tout, Il le fall cé de ee ist elle est gaie, elle va me et grosse dam SCENE XV. Après le tr
MADAME DUCAP, CERISETTE. gne on doit jo
CERISETTE
Cependant il e suis riche, n
Vous avez sonné, madame ?
PREMIER AOTE, 89 MAD, DUCAP, -
Oui, Cerisette, je m'ennuie et je voudrais causer un peu. Prenez un siége.
CERISETTE
Je le veux bien : madame me fait beaucoup d'hon nour, (Elle s'assied.)
MAD, DUCAP.
Vous pouvez coudre ou tricoter, tout en causant, ces ouvrages-là n'empêchent pas la langue de marcher.
CERISETTE, 6e levant pour prendre son tricot,
On dirait, au contraire, que le babil anime l'aiguille. Mon tricot est là qui m'attend. Je vais me hâter de finir les bas de monsieur. La lâine est fine, douce, Avez-vous tricoté déjà ?
MAD. DUCAP.
Oh ! oui : tricoté, consu, filé : j'ai fait un peu &e
tout. Il le fallait bien ; je n’ai pas toujours été riche ‘
et grosse dame,
CERISETTE
Après le travail le repos est plus doux, après la gêne on doit jouir beaucoup mieux de la richesse,
MAD. DUCAP.
Cependant il y a partout des sacrifices à fairo.... Je suis riche, mais....il est vieux.
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SEBISRTTE.
Et vous êtes si jeune encore.
MAD. DUCAP.
Je ne savais pas trop 60 que je faisais ; Les été poussée par ma mère...
CERISETTE
Je comprends que voüs n'avez pas fait un mariage d'amour. (Un temps.) Mais il est bon, il est complaisÿnt. Vous n'avez pas de peine avec lui, Quel âge at-il ? ; ”
MAD, DUCASR.
Soixante.
CERISETTE
Ii peut durer longtemps encore.
MAD. DUCAP.
Dans quinze ans j'en auräi quarante. ...quarante ! hèlas ! uñe viéille femme! ...Et puis, s'il vivait vingt ans encore ?.... Vingt cinq ? Ça se voit des visillarda de quatre-vingts passés... .
OERISETTE.
Il n'avait pas d'enfants ?
MAD. DUCAP.
Ah! wil en avait eul....
Je v enaet
Vrai:
l'ai su.
....Ma
Ce n dit qu’e
Qu'e r
C'est à que l’his
L'histo
PREMIER AOTE. 91
Je veux dire qu’il n’en avait pas de vivant, car.il : en a eu, Madame... . Une petite fille qui s’est noyée,
el MAD, DUCAP,
Vraiment ?....Oui, oui, sans doute ; je le sais, je l'ai su....Il m'en parle souvent....Ppavre petite !: Mais qui vous a dit cela, Cerisette ?
o - | | CERISETTE.
, Ce n’est pas cela qu'on m'a dit, madame, on m'a dit qu'elle ne s'était pas noyée....
MAD, DUGAP, Avee étonnement.
Qu'e.e üc : 'swmit pas noyée ?....
"CERISETTE, C'est à Lorette où j'ai demeuré avant de venir ici, di, que l’histoire se racontait, ot # MAD, DUCAP.
as
L'histoire de l’enfant ?
CERISETTE, Oui, madame.
MAD. DUCAP,
Avez-vous demeuré longtemps à Lorette.
Six mois chez le curé et trois mois chez un monsieur Trudelle.
MAD. DUCAP.
Avez-vous connu une femme du nom de.... Arréter-donc....Toupin.... Arpin.... Ça rimeavec pin, toujours.
CERISETTE
J'ai connu la veuve Toupin. Elle se disait veuve, mais personne ne lui a jamais vu de mari.
MAD. DUCAP.
Elle l'était d'autant plus alors.
CERISETTE
Elle est malade, elle va mourir.
MAD. DUCAP.
Il faut finir par là.
OERISETTE.
Il paraît que l’histoire vient d'elle. Si elle n’est pas vraie je suppose qu’elle le dira avant de partir.
MAD. DUCAP,
Du chantage !.... La misérable !.... J'ai entendu parler de cela.
Elle de M. :
Quis
Elle 1
Je con tendue * et au lie:
cherche l'histoire probable perdue, 1 silence, 1
héritière, verait la :
CERISETTE
Oui, ça vous regarde joliment aussi.
MAD. DUCAP.
à. Mais personne n’en croit rien.
CERISETTE
Elle s# Y#ntait de pouvoir dire où est la petite fille de M. Dücap, votre mari...
MAD. DUOAP.
Qui s’est noyée.... la chose est sûre.
CERISETTE
Elle ne se serait pas noyée alors.
MAD, DUCAP.
Je connais cela. C’est une gueuse que cette prétendue veuve.... Ma famille l’a comblée de bienfaits, et au lieu de m'en garder de la reconnaissance, elle cherche à me nuire. Je vais tout vous dire ; je la sais
sat: l'histoire.... Elle connait une jeune fille, la sienne L probablement, et elle veut la faire passer pour l'enfant perdue, l’enfunt de mon mari, si je n’achète pas son silence, Elle pense m'effrayer. Si jamais cette fausse héritière, cette fille empruntée entrait ici, elle trouverait la vie dure, je le promets...
DER TR PR TP ER SRE > RAR fe EE CR ET EE ee LT ST NT
CERISETTE
I1 faut être bien méchant pour inventer de pareilles histoires.
MAD, DUUAP,
La jeune fille qui se prêterait à cette supercherie, mériterait d'être jstée dans la chute Montmorency.
OERISETTE, réveuse.
Le chute, oh! qu'elle est haute!
MAD. DUCAP,
L'avez-vous vue ? (On entend une voix dans l'entrée,
qui dit : ) Personne iei ?
CERISETTE, se levünt vivement.
Quelqu'un qui entre. Je ne connais pas cette voix.
(Elle sort.) SCÈNE XVI.