SCÈNE XIV. | Elle , 16 MÂMES, PAUL, | tout
Cerisette appayée sur l’épaule de son père, Pas. - PAUL, Le Je suis de trop, sans doute. Je suis de trop. ; Ab! Je comp DUCAP, 4
Non, non, venez. C'est ma fille ! mon enfant! mon | Yvonne que je croyais perdue ! que je croyais morte! 4% C’est nl C'était là le grand secret, que la } suivi ga ]
PAUL
Mon cousin le curé m'a tout dit, Quelle chose extraordinaire, merveilleuse | | Je com
leur de m
DEUXIEME ACTE. : 147
DUCAP.
Cette femme jalouse que je n'avais pas voulu épouser s'était vengée en m’enlevant mon enfant.
PAUL
C'est-à-dire qu’elle l’avait fait enlever par son amie, la malheureuse qui vient de mourir à Lorette, Par bonheur que la peur de l'enfer lui a délié la Jangue, à celle-ci. |
n À Oui, elle à tout déclaré avant de mourir.
Elle a mandé madame Ducap afin de lui révéler tout, Madame à tardé un peu et la mort n'attend pas.
° DUCAP.
Ah! elle voulait voir ma femmel!.... Oui, oui, ça se comprend bien .... Et elle a écrit.
PAUL
n l C'est mon cousin le curé qui a écrit, quand il avu que la pauvre moribonde battait de l'aile, et ila suivi sa lettre de près, comme vous savez.
DUCAP.
Je comprends maintenant l'étonnement et la douleur de ma pauvre femme.
PAUL
Eh ôuil.... c'était sa mère.
DUCAP.
C'était sa mère qui avait voulu se venger, parce que je lui en avais préféré une autre,
PAUL
Elle s’est deux fois vengée, puisqu'elle vous a fait épouser sa fille.... en troisième noce, mais qu’importe ?
DUCAP.
Cette dernière vengeance, Paul, je la lui pardonne,
Oui, CERISETTE. sais, il :
Rond
Oh! la fille s'efforcera sans doute dé faire oublier mr
la fante de la mère.... Êt puis je serat là, Je le pro- (AE tégerai bien, moi, ce père que j'ai connu trop tard, et sa 11 | que je ne veux pas perdre de longtemps encore. de (Ducap donne un baiser à sa fille.) allons DUGAP, étonné.
Mon Dieu! qui m'aurait dit qu'un pareil bonheur La pei
m'attendait. Retrouver mon enfant! ! ! Sa pauvre
mère qui eat morte, de. chagrin!.... Mon Dieu! mon Dieu ! | Ça ne !
DEUXTEMÉ ACTE. 149
CERISETTE, pleurant.
Oh! oui, comme elle a dû souffrir, ta mère ..., Il faudra que je meure pour la veir.... La rétrouver elle aussi c'eut été trop de bonheur à la fois.... Icibas toute coupe de félicite doït avoir une goutte d'amertume.
DUCAP.
Nous allons étrenner, pour Cerisette, la voiture de gala ‘et la livrée.
CERISETTE, Non, pas pour moi, cher papa.
DUCAP.
Oui, oui, je le veux, ...Ecoute ton père, petite. Tu sais, il faut écouter son vieux père. “ Père et Mère tu honoreras afin de vivre longuement ”....Paul, allez dire à J''an qu'il prépare tout. Qu'il attelle les chevaux sur le carosse neuf, à mon chiffre; qu'il revête sa livrée... . C'est fête aujourd’hui ; c'estgraude fête! ... Ma fille était perdue, je l’ai retrouvée !....Nous allons promener notre bonheur dans le village étonné. .…
PAUL
La peinture du carosse n'est pas sèche encore...
| DUOAP.
Ça ne fait rien, vous recommencerez.
C’est bien, je cours chercher Jean, (I! sort par une Q porte Jean entre par une autre.) c'est : n'ose SCENE XV.
DUCAP, CERISETTE, JEAN. U [ DUCAP.
Tiens ! te voici. J'envoie Paul te chercher....Evidermment il ne te trouvera pas. Un . dans ç JEAN. EE coup r Nous jouons à cache-cache, je crois. Nous nous fait ser quittons, nous nous cherchons, nous nous trouvons, que me pour nous quitter encore, nous chercher encore et nous trouver encore.
Et to CERISETTE.
Si tu savais quel bonheur, Jean!
Et da
JEAN
Quel borheur ? Et pour qui? (A part.) J'ai peur que Paul ne soit revenu sur sa décision, et que mon 4 I! faut argent n'ait eu trop d’éloquence.
OERISETTE, Ta vas
Devine! Non, on devine pas.... Tu n’es pas ca- | ner Je ca pable de deviner!.... Que jo suis heureuse! Pas sec, m
DEUIXÈME ACTE,
Que tu es houreuse ?, (4 part.) Décidément, c’est cela, je la perds. .
+ Paul l'épouse, (Haut) Je n'ose pas chercher et j'ai peur d'apprendre.
DUCAP,
Un vrai miracle, Jean, un vrai miracle |
» Supportons le
Coup noblement,. (Haut.) Croyez qne je suis tout a
fait sensible à ce bonheur
Qui vous ar: jve. Nal plus qne moi ne désirait vous voir heureux.
DUCAP.
Et tout le monde sera dans l'étonnement.
CERISETTE, Et dans l'admiration.
JEAN
I! faat toujours se réjouir de la félici té des autres.
DUCAP,
Ta vas atteler les chevaux.
ner le carosge à mes armes,
Pas sec, mais ça ne l'empéêch
- Nous allons étrenet ta livrée... Il n’est era pas de rouler,
EU SM RDC NRS AE TOR PES PR TMESTRE ME EE TL LEE PACE MOD RS PRE RTE ITU DNA NE AE AE AR LE UN ME NN Lin at PATRON Ha GE JP ER fre cé
JEAN, avée amertume.
Et ma livré ?.... C'est vrai, j'ai ane livrée... ) (A part.) Il faut plus de force pour accepter le sacrifice qui nous est imposé que pour accomplir un sacrifice volontaire. | J
CERISETTE
Si nous ne sortions pas aujourd'hui ?.... Je suis | ÿà un peu fatiguée par les émotions...
Cela va te remettre : le soleil,... l'air pur.... ler LS regards éurieux des gens. , JEAN.
Tu sors aussi, Cerisette ? | Oh!
DUCAP, Si elle sort? Maïs c’est pour elle, c’est cause d'elle, Expii les chevaux, la voiture, la livrée... comédie
Paraît
JEAN
La livrée ? à cause de toi, Cerisette ?
CERISETTE. Ceriset
| Non, Jean, non.
PDUCAP. El] 1 e de
Ne l'appelle plus Cerisette, c'est Yvonne qu'il faut | dire, mon garçon. . .. Mademoiselle Yvonne ! Etavec | respect. | D Où, c'es
DEUXIÈME org.
JXAN, tout interloqué, Yvonne ? Yvoixe ?
PER «Cerisette, Yvonne ?
DUCAP, Je t’embrouille, hein, mon Sarçon ?
UUCAP.
je: Plus de « jy” ni de “toi”,
DUqar, Cerisette n’est plus ma servante,
JEAN
Elle devait Partir, je le sais,
CERISkrTE, Oui, c'est vrai 06a
DUCAP.
s Et elle ne part pas du tout. ” CERISETTE. © Non, c'est vrai.
y JEAN. P Eh bien! tant mieux.
DUCAP.
ÿ à Re | | Mo Mais ce n’est pas pour toi qu'elle reste. Mon | Jean.
Eh bien! tant pis! (A part.) Enfin, c'est dit... | Paul l'épouse... | Elle
CERISETTE, joignant les mains.
Ne parlons pas de cela maintenant, on peut changer de condition sans changer de cœur.
JEAN
O Cerisette, veux-tu donc m'empêcher, de déses-
rer ?
pé C DUOAP.
Je t'ai dit, Jean, de l'appeler mademoiselle Yvonne... Faut t'expliquer ça enfin....
serai tou
JEAN
S'il vous plaît, oui ; j'en serais aise.
Appels
DEUXIÈME ACTE
DUCAP, donnant un baiser à es #hle qui l'enveloppe de ses bras. Comprends-tu ?....
x JEAN.
Pas encore.... Recommences.
DUCAP.
Mon Yvonne! C’est mon Yvonne ! ma petite file... Mon enfant.
JEAN, stupéfait.
Elle ?,... Cerisette ?.... Votre....
DUCAP.
Ma fille qui fut volée, teute petite, par une femme que j'avais refusé d'épouser.... la mère, hélas! de ma femme d'aujourd'hui |
JEAN
Cerisette a-t votre fille ?.... Cerisette ! !.... Ah! je remercie le ciel de la félicité dont il vous corable ! ...Cerisette, pardon ! Mademoiselle Yvonne, Dieu vous rend une place dont vous êtes bien digne... .Je serai toujours, mademoiselle, votre serviteur dévoué.
OERISETTE, Appeleg-moi Cerisette.
DUCAP,
Voyons, voyons | ma petite Yvonne, il faut tenir son rang ....'c'est mieux; on 8e fait respecter davantage....Va mettre les chevañx à la voiture, Jean, et ta livrée sur ton dos....
Si mademoiselle l’ordonne....je me mettrai en livrée.
CERISETTE
Je ne sais pas commander, moi!
JEAN
Si vous lo demandez alors.
CERISETTE
Je ne demande rien.
DUCAP.
Cerisette..,., Yvonne! Yvonne! je veux dire—il faut oublier cette intimité qui existe entre vous. Tu comprends mon enfant. ...(A part) sors mon garçon; va vite situ veux rester à mon service (4 part.) Mais c'est que {u n’y resteras point,
JEAN, à part.
Mais c'est que je n'y resterai pc (.
cap et Cerisette passent dans une autr. pièce).
rente er mscmmriennnmnee rene enenen meme
Fa de ce au par traor elle m quoi servar quoi d
Pour ; vaises je mes pas qu l'argen qu'une Et puis Je suis touré d.
elle vet Je veux mieux ; Je ne ve m'a légu il n'est Position
DEUXIÈME AOCTE.