‹ Rouget de LisleChapitre 32 sur 38 · DÉDIÉ AU MARÉCHAL LUCKNER · texte numérisé non relu

DÉDIÉ AU MARÉCHAL LUCKNER

Elle se compose, comme nous l'avons vu déjà, de six couplets. Le septième couplet, celui des Enfants, est de l'abbé Peyssonneau. La musique est en ton de do naturel et à quatre temps. Le refrain porte -.Marchez!... Marchez! et non pas Marchons ! Marchons ! comme on le chaule généralement. Un jour Louis Blanc, qui ne connaissait pas tous ces détails, me consultant sur la version primitive et l'interprétation adoptée, je lui répondis que le sens qui me paraissait le plus logique serait: Marchez!... Marchons..., etc. En effet, le poète pousse son cri : En

avant! à ceux qu'il exhorte et se joint à eux pour aller à l'ennemi.

Cette première édition, grâce à l'interprétation faite et répandue par les Marseillais, eut son titre changé en celui d'Hymne des Marseillais, Chant des Marseillais et finalement la Marseillaise, qui lui est resté.

Voilà l'histoire exacte et les modifications que subit le Chant de Guerre de Varmée du Rhin pour son titre.

Leroy de Sainte-Croix, dans son travail sur le Chant de Guerre pour Varmée du Rhin, beau volume publié en 1880 par Hagemann et C'°j éditeurs, 135, Grande Rue, à Strasbourg, nous donne toutes les dates chronologiques où la Marseillaise a joué son rôle; il s'étend sur chacune de ces fêtes. Nous renvoyons à cet ouvrage les personnes désireuses d'en connaître tous les détails.

Nous n'avons pas à les reproduire ici ; mais nous allons mettre sous les yeux de nos lecteurs un chant de la Marseillaise composé de douze couplets :

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