‹ Rouget de Lisle et la MarseillaiseChapitre 15 sur 24 · ROUGET DB LISLE · texte numérisé non relu

ROUGET DB LISLE

Rouget de Lisle vînt à Paris , otr il retrouva Béranger, le général Blein et M. Tercy, d^ancîens et bons amis dont M. Gindre de Mancy augmenta le nombre.

11 travailla sans relâche pour les jouma* listes et fort peu pour lui. La Revue britanniique Toccupa sérieusement. Il lui donna plusieurs traductions fort remarquables.

Après avoir publié les Cinqiutnte Chants français f il fit recevoir à rAcadémie royale de musique son opéra de Macbeth, dont il n'avait fait seulement que le libretto, H. Ghelard s'étant chargé de la composition musicale. Cet opéra fut joué le 29 juin 4 827 ; mais son plus grand succès eut lieu à Munich. Un second opéra, OtheUo, fut ensuite composé par Rouget de Lisle, et n'eut pas Fhonneur d'être représenté en France.

Malgré le talent et l'activité qu'il déployait. Rouget de Lisle était dans la gène.

Si nous remontons au temps du consulat, il devait déjà une somme d'argent asset forte,

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etv pour la payer^ il avait été obligé d'emprunter.

Uq banquier vint à son aide et lui prêta cette somme, mais en la complétant avec des objets de luxe et de brocante.

Parmi les objets dont Rouget de Lisle 4ut se défaire pour réaliser quelque argent, il se trouvait un lustre estimé plus du triple de sa valeur et qu'il fallut nécessairement vendre k perte.

L'action du banquier révolta Rouget de Lisle qui la lui reprocha dans un salon où tous deux se rencontrèrent. 11 n'eut alors pour toute réponse que le rire moqueur de celui qui l'avait indignement trompé.

Emporté par un sentiment de courroux auquel il ne put résister, Rouget de Lisle jeta son gant à la face du banquier en lui disant :

— Voilà ce qui revient à un juif qui ruine un honnête homme.

Devant l'attitude fière de Tancien officier du génie qui porta vivement la main h son

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